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A la UNE en Mayenne : Hervé EON veut faire condamner la France pour son délit d'offence...
Jacques Chirac renvoyé devant la justice...Agriculture et dissidence...Voter à 16 ans!...Secta-risques...Suicide en prison, à Laval aussi...Défendre l'Ecole publique...Agriculteurs en Mayenne...Finalement casser du...39 heures au lieu de 35...Cohabitation : mission impossible...Persistance et résistance...Plus de 8 000 manifestants...Sécurité versus sûreté...Qu'est-ce qui est passé par la tête du Pape...Un jour si vous êtes capable...Casse toi pov'con, suite...6 000 manifestants à Laval...
L'action et l'empreinte...A Gaza...Lycéen-citoyen!...Pas de faiblesse dans la lutte contre la THT...Salut les glob-surfeurs!!...Pauvres de nous...Désengagement programmé de l'Etat...Le carton d'Eon...17 000 euros d'amendes...Le Sénat a-t-il un cens?...
Dettes, mensonges et idéaux..."Je ne suis pas un voyou"...Jackpot...La fin du 42 ème Régiment de Transmissions de Laval...La ville de Laval devra-t-elle augmenter les impôts?...42 moins 906 = 2011...Qui pourrait devenir le futur Président?...
A quand une justice sereine, indépendante et impartiale!...Surtout ne pas effaroucher les pigeons... Beaucoup plus que la lumière...Pollution durable...510 IVG...OGM...1975 Rmistes...De qui se moque-t-on?...Travail que vaille...Mauvais cheval?...Réseau...Bonjour Monsieur le Maire!...La fin d'un système...A vot' bon coeur!... Seules parmi d'autres...Une justice loin du citoyen...Salaires de rien...Chères dioxines...Une graine de folie...
A lire en "Archives" : Freiner le tout-route...Web-communication...Triste palmarès...Médecine dure...La peur du vide...Une justice au plus juste...Ernée, centre nerveux de la contestation de l'Epr...Trois francs six sous et des euros...Fais-moi un monton...Et maintenant la République nous appelle...François Bayrou la "lessiveuse" qui "dijoncte"...Après la fièvre aphteuse puis la grippe aviaire, la fièvre catarrhale?...La défaite de François d'Aubert lui aurait-elle ouvert les yeux?...

Défendons la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et nos Libertés
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Le mayennais Hervé Eon ira devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg (CEDH) parce qu'il souhaite faire évoluer le droit français sur le délit d'offence pour lequel il été condamné à une amende de 20 euros avec surcis par le Tribunal correctionnel de Laval, une peine confirmée en Cour de Cassation.
Il explique à leglob-journal.fr, pourquoi il continue à se battre.
Correspondance d'Hervé Eon
[...] J'ai entendu les regrets de Nicolas Sarkozy concernant ses dérapages verbaux. Je comprends malgré tout, pourquoi il n'a pas fait se saisir les sénateurs d'une opportunité de changer la loi, suite à la proposition de Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche, [...], d'abroger le délit d'offense au Chef de l'Etat.
Tous les projets présidentiels vont à l'encontre de l'intérêt général et d'un état républicain, il ne peut et veut alors, de son propre chef, remettre en cause le délit |
d'offense hérité du crime de lèse-majesté.
Convaincu de mon bon droit, soutenu par plus de 5000 signataires d'une pétition en ligne, par le Parti de Gauche, et les multiples messages de soutien que j'ai reçu, je vais saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme, afin d'obtenir la condamnation de la France dans cette affaire. Une jurisprudence existe concernant le délit d'offense à Chef d'Etat étranger (arrêt du 25 juin 2002 de la CEDH) qui avait obligé la France à retirer ce délit du droit français (art.52 de la loi Perben II du 9 mars 2004)
Hervé Eon cite à présent wikipédia :
" L'ambiguïté qui entoure le délit d'offense au Président est illustrée par l'utilisation pénale très fluc-tuante qui en a été faite depuis sa création. |
L'essentiel des poursuites pour offense ont été engagées au début de la Ve République par le Général de Gaulle dans un contexte complètement révolu aujourd'hui où la vie du chef de l'État avait été menacée à plusieurs reprises.
Hormis cette période troublée, l'utilisation de cette incrimination est restée extrêmement marginale et arbitraire, ce qui traduit à la fois sa faible utilité et justification juridique. Il n'a ainsi été utilisé que 6 fois en 59 ans sous la IIIe République et n'a entraîné aucune poursuite sous les présidences successives de MM. Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac qui ont refusé d'y avoir recours. " (source wikipédia)
A titre personnel, mon moral est intact, ma motivation aussi, et pour citer Lucie Aubrac, " je conjugue le verbe résister au présent ". [...]
H.E.
leglob-journal.fr/12 novembre 2009 |
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Le renvoi de Jacques Chirac devant la justice pour "détournements de biens publics" et "abus de confiance" dans l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris est diversement apprécié en France par les acteurs et observateurs de la classe politique. Pourtant au delà
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L'ancien président de la République française renvoyé devant le Tribunal correctionnelle : détermination et indépendance de la juge d'instruction…
Par Théo Phrace |
de l’apparence circonscrite à l’individu, s’il n’est pas remis en cause par le ministère public, cet acte de la juge qui a instruit cette affaire qu’on qualifie de "sensible" est salutaire pour la profession de juge et au dela pour la Justice.
Le prévenu - on ne peut guère dire différemment tant l’affaire a été longuement instruite – se devait finalement d’être exemplaire quand il dirigeait la capitale française depuis l’hôtel de ville de Paris et ensuite le pays en tant que locataire de l’Elysée. C’est le message induit par ce renvoi inattendu et donc bénéfique.
A gauche la voix, certes isolée, de Ségolène Royal, a jugé qu'un tel renvoi n'est "pas bon pour l'image de la France". Sans doute. Mais le |
contraire non plus qui aurait versé notre pays au rang d’une République dévoyée, aux conséquences autrement plus désastreuses, déjà que...
A bientôt 77 ans et après son retrait de la vie publique, Jacques Chirac ne "mérite pas cela" disent certains, - il est temps de s’émouvoir ! -, et vingt ans après les faits qui lui sont reprochés, il avait droit à "l'oubli " ajoutent-ils. Certainement pas a jugé la magistrate.
Cette décision redonne du lustre à un des piliers de la devise républicaine en mettant au moins un temps sur le pied d’égalité tous ses citoyens, même si il y a du chemin à parcourir. De fait, elle conforte pour le coup la Démocratie.
En tout cas, s'il n'y avait plus de juge d'instruction, comme l'envisage le gouvernement actuel qui veut " réformer " ce versant de l’institution en privilégiant le rôle du parquet et donc du procureur de la République au détriment du juge qui travaille de façon plus indépendante, l’ancien président aurait sans doute pu continuer à couler une retraite heureuse. Jacques Chirac n'aurait pas été renvoyé devant le tribunal souligne Virginie Duval, secrétaire nationale de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).
Et la justice serait passée, certes, mais de quelle façon !
leglob-Journal.fr/31 octobre 2009 |
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Agriculture et dissidence...
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Les agriculteurs de l’APLI, l'Association des Producteurs de Lait Indépendants se battent pour leur existence. Ils recherchent l'indépendance financière et par la même celle tout court qui en découle.
Combat isolé pour obtenir une meilleure rémunération de leur travail (ils réclament un prix de 400 euros pour mille litres de lait) et ne plus subir.
Par Mots Passants |
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Sans extravagance, on peut dire qu’on assiste en Mayenne à une sorte de "révolution". Les guillemets s'imposent car nous sommes dans ce département où la soumission est une valeur reconnue...
Mais la roue semble tourner et les agriculteurs en ont conscience même si la majorité des grévistes du lait ne veulent pas clairement l’admettre.
Tensions
Le mouvement lancé par la Coordination rurale est soutenu par la Confédération paysanne. |
Ceux qui refusent de livrer les laiteries se battent aussi, comme ils le laissent deviner, contre une "certaine hégémonie" incarnée par une organisation syndicale. Une organisation professionnelle qui défend les exploitants agricoles dans le département et qui a connu dernièrement des tensions internes ayant conduit à la démission de son Président...
Une "fédé" qui ne semble plus les reconnaitre, certains ajoutent même qui les nie.
Populisme
Dans un tract distribué fin Aout intitulé, "Comment exploiter la crise laitière pour diviser les producteurs et les entrainer dans le mur ?" la FDSEA de la Mayenne estime que "l’activis-me" des organisations qui | |
appellent à la grève du lait est "motivé par un seul objectif : casser le syndicalisme unitaire".
Mais ne serait-il pas préférable de dire plutôt unique qu'unitaire ?...En tout cas l’organisation syndicale agricole écrit le mot "populisme" pour qualifier l'action de la grève du lait et accuse les autres qui appellent au mouvement d’utiliser des "mensonges" pour parvenir à leurs fins. "Penser que l’on peut durablement renverser les marchés mondiaux des produits laitiers par un arrêt des livraisons de quelques jours est une pure utopie qui pèsera lourdement sur les trésoreries déjà tendues de certaines exploitations" écrit la FDSEA de la Mayenne dans son tract. Mais ne pas essayer n'est-ce pas déjà être vaincu d'avance ont avancé certains grévistes?
dissidents
Il n’empêche avec une participation au mouvement affichée en Mayenne par l’APLI à plus de 30 % depuis treize jours et par des actions qui sont bien perçues par l’opinion (dons du lait par exemple auprès d'associations caritatives ou du grand public) les agriculteurs "dissidents" obtiennent un créneau médiatique.
Une lisibilité, et une existence syndicale à coté d'autres organisations même s'ils s'en défendent, qui les fait exister alors que dans le même temps, conspuée au dernier Salon de l'élevage à Rennes la principale organisation de défense de la profession agricole a donné l’impression de demeurer en quelquesorte, en re-trait(e).
leglob-journal.fr/23 septembre 2009 |
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Voter à 16 ans !
Le droit de vote aux élections nationales dès l'âge de 16 ans. C’est ce que demande l'Union nationale lycéenne en France. "Nous voulons le droit de vote dès 16 ans", réclame la première organisation lycéenne dans un tract. Se mobiliser et participer aux débats suppose le vote et l'expression dit en substance l’UNL. |
Et son secrétaire général d’ajouter "Cela permettrait un rééquilibrage et une répartition égale entre les tranches d'âge aux élections".
Rappelons que la majorité pénale est descendue à 16 ans et qu’elle permet d’envoyer des jeunes en prison sans qu’ils n’aient le droit de voter.
leglob-journal.fr/10 Septembre 2009 |

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par leglob-journal.fr
Quatre semaines de débats, et une décision repoussée à la fin Octobre.
L'Eglise de Scientologie devra attendre le 27 octobre, et les plaignants aussi, pour savoir si la justice décide de sa dissolution. A l'issue de son procès pour "escroquerie en bande organisée" qui s'est achevé à Paris, pour la première fois, le ministère public a demandé la dissolution de cette organisation.
Le Portugal, la Suède, l'Espagne, le Québec, "tous ces pays ont reconnu la Scientologie et nous, nous allons brûler les livres de Ron Hubbard dans la cour de la Sainte-Chapelle devant les yeux effarés de la communauté internationale?", a réagit l'avocat de la Scientologie, Me Patrick Maisonneuve. "Si les autorités gouvernementales estiment que c'est contraire à l'ordre public, alors, qu'elles prennent leurs responsabilités et
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ne demandent pas aux juges de faire cette besogne", a poursuivi le défenseur des scientologues, avant de demander au tribunal "de dissoudre les préjugés et les idées préconçues".
La scientologie partout. En Mayenne les scientologues s’étaient invités sans tambours ni trompettes en obtenant un stand au Parc des Expositions de Laval-Saint Berthevin pour vanter sans doute les mérites de leur mentor Ron Hubbard. Et le responsable du Parc des expositions a du se justifier lorsque le pot aux roses fut découvert par la presse: "Je n’avais pas de motif de les refuser à partir du moment où ils étaient en règle avec la loi, et avec le règlement du Parc des Expos; Ce que le responsable conçoit simplement en ajoutant, "je n’avais pas de | |
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motif fondamental pour les refuser."
"Aujourd’hui personne ne peut les interdire; ils ne sont pas interdits de séjour en France. Ce sont des clients comme tout le monde qui remplissent un dossier type comme les exposants lambda."
Ce n’est pas faux. Ce n’est pas la première fois que des groupes "répertoriés" s’invitent en Mayenne. Déjà en avril 2006, le Parc des Expos de Laval-Saint-Berthevin encore avait accueilli un dimanche plus d'un millier de Témoins de Jéhovah dans le cadre d’une réunion qui avait fait converger sur Laval des adeptes venus de tout le grand Ouest. Là aussi, les Témoins de Jéhovah font partie des groupes désignés par le rapport parlementaire sur les sectes. Un rapport qui date de 1995. Un rapport qui reste une compilation de groupes plus ou moins actifs et qualifiés de sectaires par les élus de la République, rapport qui a le mérite de les désigner mais ne les interdit pas. Il faut une décision de justice en effet ou un décret ministériel pour le faire. Et pour le moment, ils ont donc une existence |
légale.
Le Parc des Expositions de Laval-Saint Berthevin et donc à travers lui la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Mayenne qui gère ce parc n'avait pas légalement le droit de refuser de louer cette salle aux Témoins de Jéhovah à l’époque, ni de ne pas accréditer l’Eglise de Scientologie pour obtenir un stand. Car le cas échéant les demandeurs refoulés auraient pu engager des poursuites judiciaires.
Parfois les sectes utilisent des moyens légaux pour faire du prosélytisme, c'est à dire pour recruter de nouveaux adeptes. Comme le portage de courrier directement acheminés grâce aux contrats commerciaux de la Poste. En Mayenne terre de religion, les postiers avaient dû il y a quelques années, distribuer un prospectus de Tradition-Famille-Propriété, une organisation internationnale (Cf site internet) elle aussi pointée par le rapport parlementaire d’enquêtes sur les sectes et la MIVILUDES, la Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DErives Sectaires.
leglob-journal.fr/ 19 juin 2009 | |
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Suicide en prison à Laval, à la maison d’arrêt. Ici aussi.
C’est un jeune de 26 ans qui a mis fin à ses jours, dans la nuit emblématique d’une fin de semaine, celle du samedi au dimanche, alors qu’à l’extérieur la coutume c'est de faire la fête et de s’amuser à cet âge là. |
Suicide pendant ce qui l’est convenu d’appeler le week-end de Pentecôte, alors qu’il faisait beau et que fond de l’air était léger comme celui de l’été. Pendaison dans sa cellule.
118 en 2008
Ce jeune de 26 ans avait été incarcéré la semaine d’avant pour tentative de vol en récidive, comme on dit. Pour avoir repiquer au vol en somme. |
Le samedi, c’est le jour en France où se produit le plus de suicide dans les prisons selon une enquête effectuée par Info Sans Frontière sur le site de Ban Public.
A ce jour déjà " 69 suicides ou morts suspectes " sont répertoriées depuis le 1er Janvier par Ban Public l’Association pour la communication sur les prisons et l’incarcération en Europe. 118 l’an dernier.
leglob-journal.fr/19 juin 2009 |
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Défendre L'ECOLE PUBLIQUE |
Déjà plus de 500 communes en France sont sans école publique, et ne disposent que d’école(s) privée(s) confessionnelle(s).
En Mayenne, c’est le cas par exemple à Origné, pour ne citer que ce petit village pourtant situé à deux pas de la ville principale du département qu'est Laval.
Combien y en aurait-il demain avec cette disposition qui va être examinée par les députés de l’Assemblée nationale ?
Le 15 juin, l'ordre du jour de l'Assemblée nationale en France prévoit l'examen de la proposition de loi appelée Carle du nom de celui qui l'a déposée et qui fut adoptée par le Sénat le 10 décembre 2008.
Cette proposition de loi constitue une grave menace pour l'École de la République car la proposition vise à |
"garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence".
Le Préfet peut obliger.
Il s'agit là de reconnaître, de fait, une mission de service public aux écoles privées qui sont pourtant des entreprises n'ayant aucune des obligations des écoles publiques : laïcité, obligation d’accueil de tous les élèves, continuité de service et gratuité pour les familles. Et il s’agit de contraindre les communes à financer des écoles privées en dehors de leur territoire.
Cette proposition de loi qui est dans le droit fil de l'article 89 de la loi de 2004, va plus loin que la loi Debré modifiée du 31 décembre 1959 qui fonde, sur le territoire d’une commune, les " rapports entre l’État et les établissements |
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d’enseignement privés ".
Elle crée pour toutes les communes de nouvelles obligations au bénéfice de toutes les écoles privées implantées sur d’autres communes.
Le Préfet peut obliger la collectivité à financer la scolarisation des enfants des familles hors de leurs communes de résidence.
La commune n’ayant pas donné son accord, elle est mise devant le fait accompli et doit faire supporter ce coût obligé à l’ensemble de ses contribuables. |
D'une part, la libre administration des communes inscrite dans la constitution est ainsi remise en cause. D'autre part, on fait primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général.
L'Ecole de tous
Derrière cette proposition de loi, ce qui est favorisé c’est la scolarisation dans les écoles privées. De plus, l’adoption de ce projet de loi entraînerait la fermeture de classes ou d’écoles publiques et aggraverait le dualisme scolaire.
Retenons ce principe, il est un des éléments qui fondent la République en France : l’école publique est celle de tous les citoyens.
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Photo (C) leglob-journal.fr
Voir aussi les articles en Page Libertés et Paroles
leglob-journal.fr/30 mai 2009 |
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"Les agriculteurs sont très soutenus par les politiques du département qui leur rendent bien" confie cet homme à la retraite à présent qui ajoute simplement mais de façon très lucide : "nous sommes dans un département très conservateur et il faut voir les connivences qui existent entre eux! "
La phrase est lâchée, elle est assez significative. Beaucoup des maires en Mayenne qui sont grands électeurs sont des agriculteurs, et les grands élus qui ont besoin d’eux pour asseoir une réélection n’ont pas envie de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Ils leur laissent "faire la pluie et le beau temps".
Réseaux
FDSEA et Jeunes Agriculteurs, les 2 syndicats d’exploitants agricoles qui sont majoritaires en Mayenne disposent en effet d’un poids considérable dans ce "département à taille humaine" d’autant qu’ils peuvent grâce au réseaux qu’ils forment mobiliser rapidement leurs troupes.
Ce fut le cas dernièrement où près d’un millier d’exploitants agricoles, des producteurs laitiers ont pris pour cible l’Etat en Mayenne et la Préfecture en centre ville qui le représente localement. Pour protester contre la baisse de leur revenus estimé à 30 %. La façade de la Préfecture de la Mayenne a été crépie : jets de produits laitiers en provenance d’un semi-remorque contenant pots de crème fraîche, yaourts, etc. Des lampadaires ont été cassé et des chariots de supermarchés empruntés illégalement ont été brûlé symbolisant la grande distribution qui vend dans ses gondoles le litre de lait 2 fois plus cher qu’il ne leur est acheté.
La justice passe
Aucune représaille, aucune plainte n’a été portée par les pouvoirs publics, et " ce sont encore les contribuables qui paieront la note ". Ce genre de commentaire |
est assez fréquent en Mayenne, du moins ces derniers temps. Des propos tenus discrètement par des habitants qui portent un regard lucide sur le lobby agricole dans leur département. Et ailleurs. Car Jacques Chirac l’avait bien compris lorsqu’il était Ministre de l’Agriculture.
Une phrase qui fait aussi référence aux dégâts commis il y a quelques années dans une usine de transformation de viande de Fougères par des agriculteurs mayennais et dont la facture conséquente de remise en activité (les salariés avaient du être soumi à plusieurs jours de chômage technique) a été entièrement prise en charge par l’Etat. Les contribuables. Toujours.
Les plaintes quand les agriculteurs mayennais en font l’objet, ce fut le cas à deux reprises de la part de la SNCF, force est de constater qu’elles ne trouvent pas le chemin de la concrétisation.
Pourtant les preuves sont plutôt faciles à fournir…Dernier exemple en date, il remonte là aussi à plusieurs années : des gendarmes transformés en reporteurs-photo étaient présents à l’époque de la manifestation, quand un feux de palettes fut allumé sur la voie du TGV en rase campagne. Résultat : la SNCF fut obligée de dérouter les trains en contraignant des centaines de passagers à être " pris en otage ". Depuis, c’est le silence: la justice est encore passée…
Maison des agriculteurs
Des agriculteurs qui se sont depuis achetés encore un peu plus une notabilité. Ils disposent depuis quelques années d’une Maison très high tech. Un bâtiment de 5 000 m2, vitrine vert pale, sur trois niveaux en deux blocs séparés par un hall. Un édifice très spacieux, avec lieu d’accueil et de rencontres, des salles de conférences hyper-équipées, avec revêtement mural en bois. Très cosy. On dirait, disent certains, toute proportion gardée le siège de France Télévision.
Cet équipement qu’on aperçoit en longeant la rocade qui ceinture Laval, comprend 8 salles de réunion et 110 bureaux dont 60 réservés à 11 locataires, dont…la FDSEA et les JA, les Jeunes Agriculteurs.
Le jour de l’inauguration, François d’Aubert, en tant que président de la communauté d’agglomération de Laval déclarait en s'adressant au Président de la Chambre d'Agriculture : " c’est une manière de reconnaître à la fois le rôle de l’agriculture dans notre |
département et sa contribution à la modernité." Mais le bâtiment a coûté " bonbon" comme disent certains et pour bon nombre de mayennais l'installation semble "démesurée".
Les subventions pour l’aide à la construction sont toujours un moyen d’acheter de façon indirecte la tranquillité de ceux à qui elles sont octroyées. Mais, c’est là aussi le contribuable qui s’en acquitte. Indirectement aussi.
Retour de bâton
" Je l'ai dit à plusieurs reprises aux agriculteurs : n'attendez pas, soyez en avance sur ce sujet ! le développement durable ". Fabienne Buccio ex-préfète en Mayenne nommée il y a quelques semaines à Evreux avait un bon contact avec les agriculteurs mais savait également leur parler plutôt franchement.
Elle avait déclaré avant de quitter le département, en demandant donc aux agriculteurs de se mettre en conformité avec " le développement durable, [que] ce [dernier] n'est pas seulement l'environnement ; c'est aussi l'économie, le social. Ça n'a pas toujours été simple. Certains ont même été jusqu'à me qualifier " d'ayatollah de l'environnement"... Pour d'autres, je n'en ai pas fait assez. Prenons l'exemple de l'arrêté sur les produits phytosanitaires. Avant moi, il n'y avait rien. Je prends cet arrêté et on me dit immédiatement : ce n'est pas assez". La matière agricole est chose difficile à appréhender.
Les journalistes par exemple le savent. il ne faut pas entrer de front avec les agriculteurs de base ou bien à la tête de leurs organisations car ils sont suceptibles, et les retours de bâton ne se font guère attendre. Intimidations, réputation auprès des politiques, boycott, tout est bon...D’une manière générale, on ne peut pas attendre de la profession qu’elle ait de l’éthique. Corporatistes à fond, les agriculteurs ne pensent le plus souvent, et finalement c'est normal qu’à défendre leurs intérêts.
Et c’est d’ailleurs ce qui fait leur force. " On ne peut pas leur envoyer les CRS car en face les tracteurs et autres camions ça en impose", explique cette observateur qui ajoute : " et du coup, c’est vrai comparativement que c'est plus facile de s’en prendre par exemple aux lycéens…" De fait la profession se sent écoutée, choyée, utile et incontournable. Les industriels de l’agro-alimentaire le savent, et les pouvoirs publics aussi.
leglob-journal.fr/24 mai 2009 |
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« Finalement Casser du pédé reste un péché véniel alors que le crime de lèse majesté
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"...rappelons notre attachement à la tolérance et à la lutte contre toute forme de discrimination."
Collectif "Unissons nos différences" |
est péché mortel dans notre beau pays des droits de l’homme » voilà ce que disent les Verts de la Mayenne (NDLR : en faisant référence au célèbre - Casse toi pov’con – dont le délit a été rapidement établit).
Des Verts qui s’inquiètent de ce qu’ils appellent « ces relents nauséabonds que l’on croyait d’un autre temps que sont l’antisémitisme et l’homophobie. »
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Photo (c) leglob-journal.fr | Fin avril, Alex Perrin le procureur de la République de Laval déclarait publiquement dans les colonnes d'un quotidien, et prudemment : "Si on est en présence de violences délibérées qui se sont exercées sur une personne à orientation sexuelle différente, il y aura des poursuites. Mais, pour l'instant, ce n'est pas clairement établi".
Les Verts de la Mayenne mais aussi d’autres associations et partis politiques de gauche s’indignent et les réactions ont été particulièrement nombreuses après qu’un patron du Bar de Laval, se soit fait agressé verbalement et physiquement par deux personnes. Deux individus qui collaient des affichettes dénonçant le mariage homosexuel et l’avortement sur la vitrine du Bar l’Autoreverse, quand le patron est intervenu…
Depuis l’indignation est toujours très forte dans la ville car la justice demande du temps pour statuer. Le collectif « Unissons nos différences » qui regroupe une trentaine d’associations et de s
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..."quels enseignements peuvent être dispensés lors des retraites au Moulin du Pin à Beaumont-Pied-de-Bœuf, qui appartient à la Fraternité Saint Pie X, fidèle à Mgr Lefèvre ?"
Les Verts 53 | tructures en Mayenne a condamné avec « véhémence l’agression dont a été victime le responsable d’un club privé. Cette agression physique, assortie d’injures à caractère homophobe, est inadmissible, et la justice se doit d’appliquer la loi à l’encontre des auteurs de cet acte odieux. Nous rappelons notre attachement conclut le collectif à la tolérance et à la lutte contre toute forme de discrimination ».
Les Verts de la Mayenne se demandent par ailleurs « avec inquiétude quels enseignements peuvent être dispensés lors des retraites au Moulin du Pin à Beaumont-Pied-de-Bœuf, qui appartient à la Fraternité Saint Pie X, fidèle à Mgr Lefèvre ? L’amour du prochain sans aucun doute ! ». Il faut dire que les deux personnes soupçonnées d’être à l’origine de ces actes participaient à un séminaire de confession catholique dans cet endroit réputé pour accueillir ce genre de « retraites».
leglob-journal.fr/10 mai 2009 |
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39 heures au lieu de 35
Jean Arthuis ancien ministre des Finances français, le plus sérieusement du monde préconise le retour aux 39 heures en France sans augmentation de salaires, estimant que les 35 heures avaient « fait exploser les effectifs des fonctions publiques territoriale et hospitalière ». C’est dans un entretien à paraître en mai dans « Acteurs publics » que l'homme politique qui est aussi le Président du Conseil général de la Mayenne prône ce retour en arrière. Car, selon lui « c’est ce qu’il faut faire pour en finir avec les 35 heures au lieu de créer des usines à gaz ». Une préconisation qui intervient alors que les usines ferment ou que les salariés français sont de plus en plus soumis à des plans sociaux.
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Photo (c) leglob-Journal.fr
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leglob-journal.fr/03 MAI 2009 |
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A la Roë un village en Mayenne, l'association La Roë Tourisme se voit contrainte de quitter l'Abbaye de la Roë.
Photo (c)leglob-journal.fr
C’est l’une des conséquences indirectes des " petits gestes " de Benoît XVI envers les intégristes. Il a notamment publié un motu proprio (un décrêt) facilitant la pratique de la messe en latin, la seule reconnue par les intégristes qui refusent les évolutions de Vatican II. S'en est suivi ses récentes déclarations sur le préservatif. Sans oublier ces positions sur les négationnistes. (Cf article ci-dessous).
A la Roë, l’association de Geneviève Mitchell explique qu’après avoir mis en valeur l’édifice, elle ne souhaite pas partager le même toit avec une autre association culturelle qui s’est installée pourtant avec l’accord de la municipalité. Cette dernière explique avoir " souhaité diversifier l’offre culturelle ".
Mais pour l’association la Roë Tourisme, la cohabitation devient impossible : " Nous, nous voulons accueillir tout le monde, protestants, juifs, catholiques, bouddhistes, musulmans, tout le monde ! estime Geneviève Mitchell.
Et quand on s’appelle Centre Culturel Robert d’Arbrissel, on doit être dans l’ouverture, dans |
l’acceptation de l’autre. Ce n’est pas le cas ici.
L’église catholique doit accueillir. Nous n’avons pas la même philosophie, les mêmes vues religieuses, les mêmes vues politiques, donc pour nous, association, il est impossible de travailler avec eux sous le même toit" poursuit-elle.
Mais cohabité avec qui ? En fait une association composée de fidèles de ce petit village de Niafles, ceux qui ont défrayé la chronique en occupant l’église pendant 33 jours à l’été 2007. 33 jours. Des catholiques intégristes qui refusent les évolutions de Vatican II et qui ne se voilent pas.
| Cohabitation : mission impossible |
Comme Michel Vandevorde, le secrétaire du Centre culturel Robert d’Arbrissel, qui a l’Abbaye pratiquement constamment sous les yeux. C’est un ancien encarté du Front National, il ne s’en cache pas - qui admire Jeanne d’Arc et le Maréchal Pétain – et c’est l’un des organisateurs de l’épisode de Niafles.
Pour lui " un catholique est forcément intégriste, c'est-à-dire qu’il n’a pas à choisir ce qui lui plaît ou ce qui ne lui plaît pas. C’était surtout dans le but de remettre en vigueur la liturgie de la messe telle qu’elle a été pendant des siècles, sur le rite de la messe tridentine de Saint Pie V qui nous est autorisée aujourd’hui, (Ndrl : par Benoît XVI) et effectivement il y a beaucoup de personnes qui sont des anciens de Niafles.
Si les gens veulent nous rejoindre, participer, travailler avec nous, ce qui est déjà le cas, le critère religieux peut un petit peu s’atténuer par rapport à un critère de tradition, c’est vrai.
La religion tient beaucoup de place – elle a toujours tenu beaucoup de place - mais il y a la vie à coté, et la vie traditionnelle, pas forcément pour revenir en arrière, mais garder tout ce qui est bon dans la tradition, |
voilà, c’est clair, ajoute michel Vandevorde. Le travail du Centre, poursuit-il c’est de défendre une idée et puis d’amener les gens à comprendre, à découvrir, déjà, la liturgie telle quelle était. "
Et une exposition était déjà programmée pour septembre dernier et annoncée par le diocèse, baptisée " le rite tridentin dans le chœur des églises autour de la Roe ". Un programme !
L’association La Roë Tourisme a longtemps tendu le dos comme l’explique Geneviève Mitchell. Marié à un anglais, elle est aussi la présidente du Syndicat d’Initiative du village. Amenée à subir des " jalousies ".
Elle explique qu’elle a du subir des tensions très fortes à plusieurs reprises. De la part de l’association concurrente et aussi de la municipalité qui " lui a retiré les clefs de la salle où l’association expose depuis des années " et en début d’été dernier, elle a écrit au maire de La Roë pour lui dire que certains membres du Centre culturel Robert D’Arbrissel s’étaient montrés agressifs à plusieurs reprises et " qu’ils étaient impliqués dans les troubles de Niafles ". Une mise en garde avec copie de la lettre transmise aux autorités préfectorales.
Geneviève Mitchell avoue ne pas avoir eu de réponse.
Il n’empêche la suprématie de cette association sur cette autre est un bon exemple de la difficulté du vivre ensemble correctement, surtout quand se mêle la religion érigée en dogme.
leglob-journal.fr/05 avril 2009 |

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Persistance et résistance...
La même peine en appel qu'en première instance pour Hervé Eon qui a immédiatement formé un pourvoi en cassation. Il a déclaré à la sortie du Tribunal a Angers : "Je m’attendais à être condamné. Mais je trouve cette décision ridicule".
"J’en arrive même à douter du sérieux de la justice car pour moi, il s’agit d’une relaxe inavouée. J’irai jusqu’à la cour européenne des droits de l’homme pour faire changer la loi, s’il le faut. Car ce délit d’offense au chef de l’Etat est absurde, d’autant plus qu’il n’existe plus dans beaucoup de pays européens." |

(c) leglob-journal.fr/25 mars 2009 |
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Plus de 8 000 manifestants dans les rues de Laval . On comprend pourquoi.
32 entreprises sont passées en Commission de Médiation Crédit depuis le début de la crise en Mayenne et plus de 300 000 heures de chômage partiel ont été décrété dans le département touchant près de 4500 salariés.
En Mayenne, comme ailleurs, les effets de crise sont examinés régulièrement par les pouvoirs publics…32 dossiers d’entreprises en difficultés sont passés en commission pour trouver les moyens de débloquer les situations financières jugées "délicates "…Coté banque en Mayenne "elles continueraient de jouer le jeu et de prêter " selon les pouvoirs publics : +11% en un an avance-t-on comme chiffre même si la crise semble bloquer les initiatives de projet. |
Reste que de l’autre coté du versant de l’emploi, la crise est très difficile à surmonter. Dans certaines entreprises industrielles, depuis janvier, déjà 27 jours de chômage partiel ont été infligés aux salariés qui ont vu une baisse très conséquente de leur rémunération. Et la grogne se transforme en réelle colère. Certains réclament de vraies mesures aux politiques locaux pour soulager l’effet de la crise qui les touche de plein fouet. Qu'ils s'impliquent.
Une crise qui a bon dos…On observe de plus en plus de licenciements en France même dans des groupes solides qui dégagent des bénéfices conséquents et en Mayenne notamment, les suppressions de postes interviennent quelquefois par vagues de 9 comme la loi l'y autorise, ce qui exonère les entreprises qui ont recours à ces "dégraissages " successifs de l’obligation de plans sociaux.
leglob-journal.fr/19 mars 2009 |
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" Les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient et une stratégie sécuritaire délibérée se met en place pour détourner les esprits de la situation économique et sociale. "(…) Voilà ce qu’écrit un comité de lutte contre la répression du mouvement social de Saint Nazaire, après des violences policières.
Un collectif qui déplore que le développement d’une répression de proximité participe à une peur diffuse, par la mise au pas de tous les appareils paticipant à l’encadrement des populations : police, justice, éducation, travail social, presse… "
Analyse que partage bon nombre de Français. En Mayenne, le Comité d'Action Lycéen lavallois ne dit pas autre chose quand il écrit dans un communiqué diffusé à la presse dernièrement et peu repris : " Nous accusons la malveillance des forces de l'ordre qui se sont fait un malin plaisir à asperger de
| Protéger, construire et sécuriser, c’est ce qui doit sous-tendre l’action de la Police. Et surtout pas l’inverse. | lacrymogènes les lycéens ( lors de la manifestation du 29 janvier 2009) dans l'après-midi alors qu'elles se sont retenues de quelconque intervention le matin pendant la manifestation interprofessionnelle. (ndlr : elle a rassemblé 6000 personnes.)
"Nous dénonçons également les méthodes de réponses et l'usage de la force à l'encontre des manifestants venus pacifiquement en chantant le chant de maternelle "pirouette cacahuète"... "
Actions sur des lycéens qui se voulaient à tout le moins responsables. Mais des lycéens, donc des jeunes en position de faiblesse et d'infériorité parce que peu nombreux. |
On le voit derrière ces interventions se pose la question centrale, fondamentalement, de la stature au regard de la première mission de la Police et des " Forces de l’ordre " comme on les appelle régulièrement.
Alors qu’il est impensable d’imaginer qu’il ne faut pas qu’elles contribuent à la sûreté des citoyens dans la cité qui veulent pouvoir vivre normalement, il paraît inconcevable à tous les démocrates et aux tenants des libertés individuelles et collectives qu’elles puissent dévoyer leurs fonctions en ayant une attitude agressive et de déstabilisation des équilibres.
La mission principale de la Police est bien de protéger. Même lors de manifestations à caractère social. Sans parti pris. Et surtout lors de ces rassemblements où des groupuscules mal intentionnés peuvent infiltrer la masse en mouvement. Elle doit permettre aux citoyens qui le souhaitent de pouvoir s’exprimer librement. Sereinement.
Son rôle, c’est bien d’assurer la sûreté et non de répondre à une pr
| (...) il paraît inconcevable aux démocrates de tous bords et aux tenants des libertés individuelles et collectives que les forces de l'ordre puissent dévoyer leurs fonctions en ayant une attitude agressive et de déstabilisation des équilibres. | oblématique idéologique de sécurité, phénomène occultant pratiquement toutes réflexions et analyses et qui a fait son apparition dans le débat politique en France dans le milieu des années 80 et notamment au cours d'élections majeures comme la Présidentielle.
Cette problématique flatte l'électeur et c'est pour cela que des partis, essentiellement de droite se sont fait un malin plaisir de la chevaucher et de l’amplifier. Le rôle de la Police, c’est bien d’assurer la sûreté et non de répondre à cette idéologie. En agressant, violentant, et en se transformant en relais d’une politique sécuritaire, au mépris des plus élémentaires des droits de l’Homme.
leglob-journal.fr / 05 mars 2009 |

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" Pour 150 000 brebis récupérées, le Vatican risque bien de se mettre à dos une très grosse majorité de la communauté catho ..."
un religieux. |
Qu’est-ce qui est passé par la tête du Pape Benoît XVI, qui vient de prendre cette décision qui par décret vient de lever l’excommunication, celle qui pesait depuis plus de vingt ans sur quatre évêques ordonnés illégalement par Mgr Lefebvre. " Beaucoup dans la communauté catholique sont déroutés par cette mesure " écrit l’évêque de Laval Thierry SCHERRER dans un communiqué officielle " et je les comprends ".
Et dans un souci de pédagogie, il poursuit en écrivant : " Le pape tend ainsi la main aux intégristes, c’est à eux désormais de la saisir ! Nous ne sommes par conséquent qu’au début d’un chemin de réconciliation qui risque d’être long, non seulement en raison de la complexité des points de doctrine à éclaircir, mais aussi en raison des divisions importantes qui existent à l’intérieur même de la famille lefebvriste(…)
| En 1989, Paul Touvier milicien qui était notamment chargé du fichage des résistants pendant la Guerre est retrouvé, sous un faux nom, dans un couvent de Nice où il se cachait, un couvent propriété des partisans de Mgr Lefebvre, intégristes catholiques. |
Et c’est sûr, cette " décision " vient de diviser, c’est le moins qu’on puisse dire…Mais ce qui est plus grave, c’est que l’un des 4 évêques en question est un négationniste qui nie l’holocauste et ne fait pas dans la dentelle.
Mais cela importe peu le Pape semble-t-il, trop occupé à récupérer dans l’Eglise le versant extrême de cette frange schismatique qu’est la Fraternité Saint Pie X.
" Pour 150 000 brebis récupérées, le Vatican risque bien de se mettre à dos une très grosse majorité de la communauté catho " à analyser en substance un homme de religion, qui sait faire la part des choses... |
Faut-il rappeler qu’en 1989 Paul Touvier milicien qui était notamment chargé du fichage des résistants pendant la Guerre est retrouvé, sous un faux nom, dans un couvent de Nice où il se cachait, un couvent propriété des partisans de Mgr Lefebvre, intégristes catholiques. En plus de cette protection intra muros, Touvier avait aussi été vu à l'extérieur, habillé en prêtre. Simulacre du proverbe qui veut que l’habit ne fait pas le moine. Suite à cette arrestation, la défense du bourreau est confiée à un avocat réputé, et personnage omniprésent dans l'extrême droite catholique française. En avril 1994, la cour d'assise des Yvelines a prononcé contre Paul Touvier une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour "complicité de crimes contre l'humanité", 50 ans après les faits. Et maintenant, après le discours extrême sur l’Islam, cette décision de réintégration.
| A Niafles, petit village en Mayenne, des hommes et des femmes proches de mouvances intégristes, revendiquaient au creux de l'année 2007, l'église du village pour y assister à la messe selon le rite tridentin. Traditionnaliste. Dans la violence et le conflit. | "(…) de notre côté, poursuit l’Evêque de Laval, nous ne pouvons pas ne pas désirer que l’unité se fasse un jour en dépit des résistances et des difficultés, en dépit même des incompréhensions et des blessures profondes qui ont pu être causées dans le passé par ces dissensions graves ". Graves, en effet, et c’est un euphémisme, car c’est en fait réintégrer dans le giron de l’Eglise des individus qui tombent sous le coup de la loi par des propos révisionnistes. " Servir et construire l’unité requiert que nous regardions l’avenir en ne considérant en premier lieu que le bien de l’Eglise elle-même et sa communion effective " ajoute le communiqué du représentant officiel de l’Eglise en Mayenne.
Voilà une belle justification mais qui n’enlève rien aux propos et aux postures tenus par la Fraternité Saint Pie X…Et l’Evêque de Laval d’ajouter comme s’il suffisait de l’écrire, de le penser et de le dire pour que cela soit vrai venant d’un homme de Foi : " c’est dans cet état d’esprit que j’invite tous les membres de la communauté catholique en Mayenne à accueillir la décision que notre Pape Benoît XVI vient de prendre ".
" Que tous soient un pour que le monde croie " écrit –il reprenant une citation de la Bible. Autrement dit, s’il vous plaît, pas de dissension, pas d’état d’âme, là aussi je ne veux voir qu’une seule tête.
leglob-journal.fr /12 février 2009 |
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" Des raisons de consensus ", voilà ce qu’avance le maire de Château-Gontier quand il refuse de donner une place et une visibilité à son opposition. Celle qui s’est faite jour depuis sa réélection au fauteuil de Maire de la deuxième ville en Mayenne.
Le maire préside également l’assemblée communautaire qui regroupe les communes du Pays de Château-Gontier. Parce que c’est la ville-centre de la collectivité territoriale... La Gauche rassemblée sous la houlette du Docteur
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...Un jour peut- être si vous êtes capable d'abandonner le vote dissonant vous pourrez réjoindre cet endroit où l'on sert l'interêt général...
P.Henry | Gé quémande depuis plusieurs mois une place pour y siéger. Simplement une représentation, un fauteuil pour exister un peu plus.
" Je ne le souhaite pas ". A plusieurs reprises, Philippe Henry a tenu ce discours, à la requête remise moult fois sur la table. " Le besoin de sérénité et les règles du jeu sont fixées (…) mais un jour peut-être si vous (ndlr : la Gauche) êtes capable d’abandonner le vote dissonant vous pourrez rejoindre cet endroit où l’on sert l’intérêt général ". Voilà qui est dit, sans ambage. Cela veut dire que la Gauche ne peut faire qu’entendre un discours dissonant et ne peut que servir l’intérêt particulier.
Mais peut-être voulait-il dire différent plutôt que dissonant ? Qui sait?
En tout cas Patrick Gé fait remarquer qu’il ne s’agit pas |
de faire de la politique politicienne mais tout simplement de la politique. Mais rien n’y fait.
Le maire ne souhaite pas donner du grain à moudre à une opposition qui pense-t-il pourrait se retourner contre lui ? Ou bien a-t-il vraiment cette conception étriquée du pouvoir qui veut qu’il soit nécessaire absolument de le conserver dans quelques mains pour ne pas le laisser échappé ?
Les deux en général, c’est souvent ce qui guide un élu, consciemment ou pas d'ailleurs.
Ces détracteurs estiment pourtant qu’il se glorifierait à accéder à la demande de cette opposition en "désirs d’avenir". Philippe Henry qui possède 3 mandats importants est donc multi-casquettes quand il dirige la ville, la Communauté de communes avec ses 29 entités et qu’il siège au Conseil général de la Mayenne présidé par Jean Arthuis.
Un " trust " politique qui existait déjà du temps de son prédécesseur. A la seule différence qu’à l’époque on ne parlait de Communauté de communes puisque Jean Arthuis présidait un District.
Et dans l’opposition à ce dernier, au sein du conseil municipal il y avait, toujours prêt à s’exprimer publiquement, un certain Philippe Henry.
leglob-journal.fr /07 février 2009 |
| L'avocat général de la cour d'appel d'Angers Hervé Drevard a estimé que l'inscription portée sur l'affichette était "pour le moins constitutive d'une expression de mépris qui qualifie le délit d'offense". Il a requis 1.000 euros d'amende contre Hervé Eon, poursuivi pour "offense au chef de l'Etat". Il avait brandi une affichette en carton portant l'inscription "Casse toi pov'con" mais sans les guillemets devant la voiture de Nicolas Sarkozy. C’était à Laval.
En première instance, Hervé Eon avait été condamné le 6
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Hervé EON
...Je suis serein par rapport aux décisions qui vont être prises…car d’autres instances judiciaires existent…Tant que je serais soutenu…c’est la cause qui m’intéresse, tant que la cause existe…alors j’irais jusqu’au bout...
…L’avocat général était dans son rôle…Le gêne de résister à l’injustice est en moi du fait de mes antécédents familiaux…la résistance...
...Au fond de moi-même, je n'ai pas le sentiment d'avoir offensé le chef de l'état…je n'irai pas m'excuser… | novembre 2008 par le tribunal correctionnel de Laval à une "amende de principe". 30 euros avec sursis. Le parquet avait demandé aussi 1000 euros(voir article plus bas sur la page leglob-mayenne). Hervé Eon, chômeur de 56 ans proche des mouvements altermondialistes et désormais membre du bureau national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, avait ensuite fait appel. Son avocate, Me Dominique Noguères, a plaidé la relaxe devant la cour d’appel à Angers.
Une centaine de personnes avaient fait le déplacement à Angers pour soutenir l’ancien conseiller général d'opposition de la Mayenne, dont Jean-Luc Mélenchon. La date du délibéré a été fixée au 24 mars. La Justice aime prendre son temps.
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…Si vous aviez l'impression d'avoir offensé le chef de l'Etat, est-ce que vous seriez prêt à lui faire des excuses ?…Dans ce cas vous pourriez être dispensé de peine et ne pas voir d'inscription sur le bulletin numéro 1 du casier judiciaire…
Le président de la cour à Hervé EON | |
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"Casse toi pov'con"
Suite... |
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…Parler de dispense de peine…c’est déjà reconnaître que la peine existe….l’offense ça n’était pas arrivé devant la justice depuis plus de 35 ans et pour les hommes et les femmes de droit, c’est donc une matière à faire le droit.
…Dans le cas de l’offense à chef d’Etat, l’inconvénient c’est qu’il n’y a pas de possibilité de réponse possible de la part de l’offensé, puisque dans ce cas de figure, c’est le parquet qui poursuit…
L’avocate de Hervé EON, Me Dominique Noguères |
leglob-journal.fr /03 février 2009
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6 000 manifestants dans les rues de Laval, ce 29 janvier 2009. Massés d'abord sur la Place du 11 novembre avec l'Hotel de ville en fond d'image (ci-dessus). Puis dans les rues de la ville, ici rue de la Paix (Photo du bas). Avec pour certains manifestants dans le cortège ce slogan brandi à bout de bras : Rêve général...

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Photos (c) leglob-journal.fr /29 janvier 2009 |
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L'action et l'empreinte
" Il n’y a pas eu de vraie mesure , un signal fort " pour bien marquer la différence avec l’ancienne majorité devenue opposition municipale par le jeu démocratique de l’alternance. Car la " gauche n’est pas la droite", contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire. Sans être définitifs, sans sanctionner, ce sont des propos qui se disent à Laval.
Avant l’été dernier, aucune action d’envergure pendant les cent jours d’après élection n’a été réellement perceptible, ce qui a
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" Tant pis, s’il le faut on quittera la ville, mais à regret ; on en a parlé avec mon mari hier soir ", explique cette femme. " Attendons - dit cet autre habitant - faisons confiance à l’équipe actuelle, cette remise à niveau est peut-être nécessaire et pourra déboucher, espérons-le, sur du mieux ! " | urait permis à la nouvelle équipe de renvoyer aux électeurs à l’origine de la victoire de la Gauche sur Laval, la sensation qu’ils avaient bien fait de voter utilement.
Car c’est dans l’action forte que l’on marque une empreinte. L’attente de l’audit financier qui devait faire la lumière sur les comptes de la ville de Laval aura laissé une impression d’indécision.
Et puis cette annonce finalement des impôts faisant un bon terrible à la hausse. C’est courageux, honnête mais hélas contre-productif.
Quelques-uns parlent même du coup " d’image peu lisible ", même si au fond les affaires sont gérées. Certes, les rouages se sont mis en place, |
et les priorités sont affichées. Le bulletin municipal, relooké, professionnalisé, coloré, que les habitants reçoivent dans leurs boîtes aux lettres régulièrement y a largement contribué. On a perçu que l’Ecole est devenue prioritaire ce qui n’était pas le cas partout à Laval avant, font remarquer des lavallois lucides.
Du coup, en cette période de conjoncture peu favorable sur fond de crise et de récession, c’est un peu le désenchantement qui prévaut. Les premières manifestations d’hostilité se sont déroulées devant la mairie dernièrement. Une petite centaine de personnes à chaque fois sur le parvis, essentiellement des agents de la municipalité qui se plaignent de changements opérés, après plusieurs réunions, avec ce qu’ils appellent une " pseudo concertation ". La gestion, même quand on est de gauche peut ne pas faire consensus…
Les habitants, et c’est normal, sont encore sous le choc de l’annonce de l’augmentation de l’imposition et s’inquiètent.
Une augmentation très forte des impôts comme perspective d’avenir, localement, ce n’est pas ce qu’ils attendaient, même si fondamentalement encore une fois, ils ne remettent pas en cause la légitimité de l’élection à Laval. Il n’y a que l’opposition à travers ces prises de position pour le faire croire et le penser.
Mais la politique du réel est souvent bien éloignée de celle imaginée dans l’euphorie d’une campagne électorale surtout si elle annonçait une victoire assurée. Et ça, ce n’est pas facile d’en faire le constat avec le recul. A froid.
leglob-journal.fr /25 janvier 2009 |
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A Gaza : il faut un cessez le feu. Vite. Les 2 partis en présence semblent vouloir planter un drapeau blanc et signer une trêve, qui espérons-le sera faite pour durer.
Israël doit cesser son intervention dans la bande de Gaza qui en 22 jours de guerre a fait 1300 morts coté palestinien. Il faut arriver à la fin des hostilités comme l'ont demandé de nombreuses capitales et comme le demandent aussi ces dessins d’enfants placardés sur les murs d'une école à Laval il y a bien longtemps et qui ont été réalisés bien avant l’offensive menée par le gouvernement israëlien. Des dessins de paix, des dessins universels donc où il est question de libérer l'amour, et de refuser l'intolérance.
Car la guerre est malheureusement sans cesse d’actualité. Et partout dans le monde.
Photo (c) leglob-journal.fr /18 janvier 2008 |
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" Le ministre recule, les lycéens avancent ! " voilà ce qu’on pouvait lire sur les tracts distribués avant et pendant la manifestation à Laval. Un défilé qui a mobilisé 600 jeunes. Ils étaient en tout un millier dans le département à réclamer l’annulation de la réforme sur le lycée.
" Nous ne voulons pas d’un ajournement mais bien l’annulation pure et simple ". Des jeunes qui n’oublient pas d’élargir la problématique et pensent aux enseignants. "Il ne faut pas oublier les 13 500 postes, ces nouvelles réductions de moyens qui ne feront qu’empirer les choses : des classes de plus en plus surchargées, des options supprimées, une orientation bâclée ", pouvait-on lire sur les demi feuilles 21 x 29,7 imprimées pour la circonstance et distribuées aux manifestants.
Alors ne dites pas que la jeunesse de notre pays, dans sa totalité est inopérante, qu’elle ne comprend rien et qu’elle ne sent pas l’air du temps ; qu’elle serait juste bonne à manifester pour sécher les cours et c’est tout. C’est encore un peu plus la mépriser, la rabaisser à une simple variable comptable au sein d’une société, et ils le sentent, où l’économie prime trop disent -ils. D’ailleurs en réclamant des Etats Généraux de l’Education, ils rendent hommage aux hommes et aux femmes de la Révolution en demandent le dialogue et la concertation. |
Ces jeunes disent leur malaise. Déjà en 2006 avec le CPE, "le Contrat Premier Embauche" la confiance avait été rompue et du coup l’imagination en matière de slogan était au pouvoir de ceux qui battaient le pavé. Un retour de flammes de Mai 68? Et il aurait été judicieux déjà d'en tenir compte…
Cette fois en 2008, les slogans dans la violence sont encore montés d’un cran. Ils disent les choses de façon encore plus nette. Violence verbale. Ils disent beaucoup sur la détermination et la volonté. " A ceux qui veulent casser l’Education, la jeunesse répond : Résistance ! De quoi se plaint-on ? D’être pris pour des cons ! "
Encore et toujours le même sentiment d’être oubliés, maltraités, ignorés. Et ce hiatus est lancinant. Pourtant et en tendant l'oreille on entendrait presque les moralisateurs bien pensant le dire : ce sont eux qui deviendront les adultes de demain. Pour devenir un adulte, du courage, il en faut.
" Le courage, disait Jaurès, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. "
C'était dans un de ses nombeux discours qui resteront dans l'histoire. Un discours à la jeunesse, véhiculant plein d'espoir et d'ambition. Jaurès voulait montrer que l'avenir reposait sur les générations montantes. Qu'il fallait qu'elles s'émancipent pleinement dans un monde où devait dominer la paix.
Et les lycéens du 21 eme siècle lui donnent à nouveau raison.
Photos de haut en bas : Angers Anti CPE-manif Laval devant Lycée Agricole.
(c) leglob-journal.fr /19 décembre 2008 |
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Pas de faiblesse dans la lutte contre la THT
Les dazibaos réclamant des énergies renouvelables plutôt que l'EPR, et inscrits sur des panneaux fixés à des arbres ou sur des clôtures continuent de fleurir le long des grands chemins, en campagne mayennaise...
Dernièrement une dizaine de militants opposés au projet de construction de la ligne à très haute tension liée au futur réacteur EPR de Flamanville ont été évacués manu militari de la préfecture de la Manche par les forces de l'ordre. C’était fin Novembre.
Des opposants, qui résident pour la plupart sur le tracé de la future ligne et qui redoutent l'impact de la THT sur leur santé ou celle des animaux d'élevage. A Laval dans le même temps, une dizaine d'autres militants avaient investi eux aussi le hall de la préfecture de la Mayenne, pour finalement repartir dans le calme après avoir été reçus par la préfète. Un peu plus de 59 kilomètres de ligne à très haute tension, à 400 000 volts, vont passer dans le département. |
Il faut dire que fin octobre la justice apportait de l’eau au moulin de ceux qui s'interrogent. Elle a établi pour la première fois un lien de causalité entre la présence d’une ligne à haute tension et des troubles sanitaires sur des animaux.
Le Tribunal de grande instance de Tulle a d’ailleurs condamné RTE Réseau de Transport d’Electricité pour le préjudice "certain" subi par une exploitation implantée le long d'une ligne THT en Corrèze.
Guillaume Garot le député-maire PS de Laval s’est appuyé sur cette décision de justice que lui a peut-être soufflée dans l’oreille le député-maire PS de Tulle François Hollande. Toujours est-il que le maire de Laval vient d’écrire à la secrétaire d’Etat à l’écologie pour dire qu’il était selon lui " incompréhensible, alors que 12 millions d'euros viennent d’être accordés au titre du plan d’accompagnement du projet Cotentin-Maine pour le financement de projets des communes situées sur le tracé de la ligne THT, qu’aucun crédit ne soit attribué à des fins d’études et de recherche permettant de mieux connaître les conséquences sanitaires d’une exposition prolongée à une ligne électrique à très haute tension. " Voilà qui est dit.
D’autant que la nouvelle ligne en projet doit traverser 14 communes dans le département de la Mayenne. Elle est prévue pour acheminer l'électricité produite par le réacteur nucléaire de Flamanville, en construction sur la pointe nord-ouest de la Manche. A l’horizon 2012. Sacrée échéance!
leglob-journal.fr /15 décembre 2008 |
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Salut les glob-surfeurs ! !
Merci à vous de nous rejoindre sur leglob-journal.fr et ses pages de libre expression.
C’est fantastique ! ! Non seulement vous êtes de plus en plus nombreux à visiter leglob-journal.fr, mais en plus vous y prenez de plus en plus de plaisir. Signes que " la greffe commence à prendre ".
Non seulement vous trouvez matière à naviguer dans le journal (le nombre de pages visitées est en augmentation) mais en plus vous vous attardez majoritairement à lire les articles situés sur les différentes pages de votre journal en ligne.
Signes que l’offre semble correspondre à une attente. |
Vous avez pris l’habitude de taper sur un moteur de recherche le nom du journal tout entier ou bien tout simplement leglob- pour aller plus vite pour nous nous rejoindre. Ne changez rien. Nous vous en remercions.
Ou bien encore vous avez mis notre journal en ligne sur vos favoris et vous nous visitez régulièrement. Eh bien, continuez à le faire.
Dans tous les cas, c’est très encourageant et cela nous donne intensément l’envie de nous investir dans cette aventure entre vous et le journal.
Merci les globeurs ! !
leglob-journal.fr /14 décembre 2008 |

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Où trouve-t-on le plus de pauvres dans la région Pays de la Loire ? En Mayenne.
Selon une étude très sérieuse publiée en Août 2008 et s’appuyant sur des revenues de 2004, l’analyse fait apparaître que 10,4% des ménages dans le département sont sous le seuil de pauvreté. La moyenne régionale se situe à 9,9% en dessous de la moyenne pour la France
métropolitaine (11,7%).
Ont été pris en compte ce que l’INSEE appelle dans son jargon les " ménages ordinaires ", et c’est d’autant plus criant, que l’étude ne s’est pas intéressée par exemple à ceux qui se trouvent dans des foyers d’hébergement ou bien les " sans abri ".
Où sont-ils majoritairement? En milieu rural selon cette enquête de l'INSEE. Dans les campagnes. Souvent isolés et paraissant se contenter du minimum. Ne réclamant rien. Résignés. |
En Mayenne, ils sont 12,6% à " vivre " leur pauvreté dans les campagnes. Les bénéficiaires du minimum vieillesse y sont relativement plus nombreux : ils représentent 3,6 % des personnes de 60 ans ou plus en Mayenne, contre 3 % en Loire-Atlantique. Souvent des personnes seules et âgées qui malgré tout sont propriétaires de leur logement contrairement à ceux qui vivent en ville. Des agriculteurs à la retraite, le plus communément avec une pension faible.
L’INSEE dresse simplement l’état de la pauvreté ordinaire en Pays de la Loire en rappelant qu’elle s’est appuyée pour faire son enquête sur un niveau de vie inférieur à un seuil prédéfini, en l’occurrence inférieur à 788 euros par mois, en 2004. Et nous sommes 4 ans plus tard et la récession liée à la crise commence à faire malheureusement ses dégâts.
leglob-journal.fr /06 Décembre 2008 |
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Au Mans des personnels de l’Université réunis en AG considèrent que les mesures gouvernementales actuelles en France qui s’inscrivent toutes dans le cadre de la loi LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités) va à terme amener à la privatisation des établissements d’enseignement supérieur.
A tout le moins un désengagement programmé de l’Etat
Car la loi LRU du 10 août 2007 prévoit principalement que, dans un délai de cinq ans, toutes les universités peuvent demander à accéder à l’autonomie dans le domaine budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines et qu’elles puissent devenir propriétaires de leurs biens immobiliers. |
" Toutes ces mesures vont dans le sens de la destruction des statuts de la fonction publique des personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche " écrivent-ils dans un communiqué commun. La privatisation de l’Enseignement supérieur et la Recherche, voilà ce que redoute une partie du personnel de l’Université du Maine…Dans une motion issue d’une Assemblée Générale des personnels qui s’est réunie le 14 Novembre à l’appel de plusieurs syndicats, du SNESUP et SNCS - FSU et du SNPREES-Fo, ces derniers ont appelé à cesser le travail le Jeudi 20 Novembre. Un mouvement national est prévu ce jour là.
Solennellement, les personnels réunis en AG demandent l’abrogation de la loi LRU, le retrait du projet de mastérisation de la formation des professeurs des écoles et des lycées et collèges qui prévoit la suppression des IUFM dans les départements jugés trop portés sur le "pédagogisme", mais aussi celui du projet de modification du statut des enseignants chercheurs de 1984.
leglob-journal.fr /15 novembre 2008 |

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Le 6 Novembre. Relaxe ou pas. Voila comment se résume l'affaire.
Soit il paye une amende - et le procureur a demandé 1000 euros - soit il n’a pas, estiment le président du Tribunal et ses deux jeunes magistrats réunis en formation collégiale, " insulté la République, le chef de l’Etat et par voix de conséquence le peuple tout entier car le suffrage universel existe depuis 1962..."
Des arguments développés par le représentant du ministère publique pour qui l’offense existe en référence à la loi sur la presse de 1881, mais pas l’outrage d’ailleurs plus durement |
puni par de la prison. Justifiant ainsi son chef d'inculpation le procureur a expliqué lui aussi que la Démocratie devait être défendue.
Et pourquoi pas l’outrage ? Parce que la pancarte a été levée sans qu’il y ait en face quelqu’un pour recevoir " l’insulte ".
Parce qu’il a agit le premier et de façon isolée, ce jour d’Août lors du cortège présidentiel dans les rues de Laval avec sa pancarte " cass’toi pauv’con ", mais sans les guillemets, le prévenu sera libre de s'exprimer...mais de s’exprimer en dernier. "Je n'ai pas voulu insulter la République. C’était un acte réfléchi, un acte de militant ". Son avocate développe devant le Tribunal la thèse selon laquelle " le délit n’est pas constitué, parce que le parquet doit m’expliquer, pourquoi ce délit pour ces faits, et à qui s’adressait la pancarte de mon client qui était surveillé depuis longtemps. Il y a trop de flou dans ce dossier et juridiquement cela ne tient pas ".
Le jugement qui est attendu pour le début du mois de Novembre est sous influence. A plus d’un titre. Il peut faire jurisprudence.
Voir aussi article en page "Paroles"
leglob-journal.fr /23 Octobre 2008 |
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17 000 euros d’amendes, c’est la peine prononcée en Correctionnelle à Laval à l’encontre de la Sotira une entreprise basée à Meslay du Maine et de son PDG Jean PY.
Condamnés tous les 2, en tant que personne morale et physique pour discrimination syndicale et entrave à l'exercice syndicale.
" Coupables, a dit le président du Tribunal, d’avoir limité l’évolution de carrière et la rémunération "de Michel Friquet. Sur les 17 000 euros, le délégué syndical CGT obtient 5000 euros de dommages et intérêts. (voir ci-dessous l'article intitulé "A quand une justice sereine, indépendante et impartiale ?)
leglob-journal.fr /23 octobre 2008 |
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Posée comme cela la question est abrupte, mais elle n’est pas dénuée de sens justement. Le cens était selon le Littré , au temps féodal, une " redevance que le possesseur d'une terre payait au seigneur du fief ". Et c’est toujours un peu d’actualité. Surtout en politique. Car pour élire un sénateur, c’est le système censitaire qui prévaut.
La Mayenne en compte 2. L’ancien ministre du budget d’Alain Juppé, Jean Arthuis le président de la commission des Finances du Sénat , qui a 64 ans et qui conduit par ailleurs le Conseil général en Mayenne et François Zochetto, qui aura un demi-siècle en cette fin d’année. Elu pour 9 ans, s’ils " repiquent " à nouveau, ils le seront cette fois pour 6 selon les nouvelles dispositions.
Le premier, avant de se faire élire notamment par les maires qui font partis des grands électeurs et donc particulièrement choyés par les impétrants, était expert comptable. Le second avocat. Deux professions qui classent les 2 hommes parmi les CSP-plus comme disent ceux qui vénèrent les sondages. Avec des préoccupations à la hauteur de la fonction.
réserve parlementaire
Tenez par exemple le Sénat, c’est l’existence d’une " réserve parlementaire " évoquée par le Canard Enchaîné (17/9) et " gérée par la commission des Finances " (…) [ celle que préside Jean Arthuis] " 55 millions annuels et répartis entre groupes, commissions et sénateurs(…)". Pas rien, non ?
" Train de sénateur ", l’expression est symptomatique de l’institution ? En tout cas, près de 14% des élus de la Chambre avaient entre 71 et 80 ans selon une étude intervenue il y a 4 ans après le renouvellement par tiers en 2004. Avec au sommet de la pyramide des âges, celui qui tient le poupon, son président sortant Christian Poncelet, 80 ans. |
Est-ce raisonnable d’être le N° 2 de l’Etat, et peut-on faire correctement de la politique à cet âge là?
le sens du poil
Mais pour exister en tant que sénateurs, ces derniers doivent convaincre qu’ils sont utiles et qu’ils servent à quelque chose. Et leur cible, c’est justement les grands électeurs. Ceux du cens. Et ceux qui donc redevables.
Alors régulièrement les sénateurs rencontrent un maximum d’élus ruraux, qui sont de véritables animaux politiques sans étiquette pour la très grosse majorité d’entre eux et qu’il faut caresser dans le sens du poil, au cours de réunions où le travail du sénateur est mis en avant. Car un maire, c’est bien connu " ça gère les affaires municipales et c’est tout ", ça ne fait pas de politique, surtout pas. Officiellement. D’ailleurs un maire rural n’a pas de préférence politique et se positionne bien loin des clivages. Bien loin. Mais soyons sérieux tout de même, majoritairement proche de la majorité départementale. Faut ce qui faut. Surtout en Mayenne.
Expliquer, convaincre, mettre dans la confidence pour rendre important, promettre pour la commune, pour rallier et finalement obtenir le suffrage. C’est ça qui compte, pour un sénateur. Préparer le terrain et le labourer.
Expliquer par exemple pourquoi on est allé au Brésil en compagnie d’autres élus comme chef d’une mission commanditée par le Sénat pour écouter et entendre parler officiellement des carburants issus de la canne à sucre, des carburants dits " de substitution " qu’on a appelé bio mais qui n’ont rien de biologique. Au contraire. Ou bien plus délicat, vous en conviendrez, expliquer pourquoi on travaille à faire passer des réformes qui se retournent contre les élus locaux. Petite schyzophrénie. Bref, pas simple d’exister à la fois à Paris et sur ses terres provinciales. D’avoir un discours en stéréophonie. Mais quand on aime on ne compte pas.
La gauche compte. Aux dernières élections sénatoriales qui viennent d'avoir lieu, elle a fait une belle percée. Le PS a gagné 21 sièges, avec 116 élus. L’UMP en détient 147 sur 331. Le renouvellement du Sénat a lieu par tiers tous les 3 ans. La Mayenne qui n’était pas concernée cette fois, le sera dans 3 ans, et n’a donc pas pris part au débat national. Dommage car les enjeux sont importants puisqu’ils concernent l’un des pôles de notre Parlement. Et par conséquence de notre démocratie à tous.
leglob-journal.fr /24 septembre 2008 |
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Dettes, mensonges et idéaux...
" Une opération politico-médiatique ", c’est de cette façon qu’a réagi l’ancien maire de Laval en se contentant de la forme et en éludant le fond. Moyen habile de se défiler pour celui qui a dirigé avec son équipe la ville de Laval, et dont les agissements quand il était aux affaires ont été qualifiés par l’actuel député-maire PS Guillaume Garot de " fuite en avant ".
François d’Aubert qui " assume " soit dit en passant, a donc discuté plus la forme, et notamment " le recours à un cabinet privé pour juger les comptes publiques " que les accusations induites par le dit audit. Oubliant qu'à son arrivée au fauteuil de maire, il avait lui aussi eu recours à un audit à l'époque. Il a rappeler publiquement et avec un brin de fierté que pendant son action les impôts ont été baissé et la dette stabilisée. François Zochetto qui avait choisi comme l’équipe de l’opposition conservatrice de ne pas participer à la réunion exceptionnelle des élus organisée en mairie par Guillaume Garot, de la zapper, en a rajouté une louche dans un communiqué.
"trop grave"
Selon lui cet audit " qui se traduit par une dépense inutile de plus de 17 000 euros, n’était pas nécessaire ", le rapport de la Chambre régionale des comptes suffisait. Pourtant la réputation du Cabinet d’Audit n’est plus à faire. Et d’ajouter " les finances de la ville sont une question trop grave pour être traitées sous l’angle de la manipulation politicienne. ". C’est sûr. Se défendant d’avoir été dans la précédante municipalité incriminée par l’audit qui " apporte du malheur et dramatise ", François Zochetto fait 3 propositions. Ne pas " gaspiller l’argent public (…) maintenir un rythme d’investissement, en particulier dans les domaines économique, scolaire et social (…) et stabilité des impôts ". Dans un précédent article, leglob-journal mettait en lumière une partie des conclusions de la Chambre régionale des comptes qui évoquait les "relations de la ville avec les associations.(Cf article ci-dessous du 15 juillet 2008 avec l'illustration du champs de blé.) |
Reste que les taux d'imposition pourraient faire un bon en avant de 26% si l’on en croit les prévisions de l’audit tombées pour certains comme un couperet et que leglob-journal avait déjà évoqué avant les vacances.
au dessus de la moyenne
L’augmentation a-t-elle été minorée ? En fait, cette proposition pourrait être minimale, parce qu’une augmentation supérieure à 30 % du taux d’imposition serait somme toute plus proche de la réalité. Le taux d’endettement est bien au dessus de la moyenne nationale et la mise sous tutelle de l’Etat proche si rien n’est fait. Du coup les investissements pourraient être ré-envisagés à la baisse, en étant divisés de moitié.
François D’Aubert peut se féliciter de ne pas voir dans l’immédiat la réalisation du halage flottant sur la Mayenne, un déambulatoire sur la rivière, avec jardins et terrasses, qu’il avait très critiqué lors de la campagne et dont Guillaume Garot a dit devoir abandonné (provisoirement ?) l’idée.
un plan B?
Pour l’heure, ce dernier est au pied du mur. Suivre les préconisations de l’audit ou bien tenté un plan B… Une chose paraît certaine, c’est " d’aller dans le "mur " comme il l’a dit en réunion extraordinaire en mairie, que lui et son équipe doivent à présent éviter. Mais à quel prix ?
leglob-journal.fr /17 septembre 2008 |

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" Je ne suis pas un voyou, je n’ai fait que reprendre les propos du Président, c’est pour plagiat qu’il faut me condamner..." |
C’est un " combattant " de la République . En tout cas un militant, c’est sur, doublé d’un défenseur des droits de l’homme et du citoyen ; des droits de l’enfant aussi par son implication dans le combat que mène R.E.S.F, Réseau Education Sans Frontière dont il est membre. Des organismes génétiquement modifiés : il n’en veut pas, tout comme la politique du gouvernement actuel en France ; alors dans le premier cas il " fauche " et le second, il fait savoir son désaccord avec celui qui incarne la politique mais avec les moyens du bord.
Pas très original : déjà condamné à un mois de prison avec sursis en tant que faucheur d’OGM au début du mois au procès de Toulouse, Hervé Eon, cet ancien élu de la République- il fut Conseiller général d’opposition à Jean Arthuis le Président du département de la Mayenne- devra à nouveau répondre à la convocation de la Justice. Le 23 octobre.
Cette fois pour ce que le ministère public à qualifié selon le code pénal d’"offense ". Un délit qui refait surface. Une simple pancarte brandie le jour de la venue à Laval du Président français, et sur laquelle on pouvait lire : " casse toi pauv’con " lui a valu une interpellation. Pas très original comme message car il ne s’agit pas d’une création, mais bien une simple citation reprise du répertoire du Chef de l’Etat, qu’il a tenu au salon de l’agriculture. |
Loin des caméras officielles mais filmé rapido par un téléphone portable, et l’échange a fait florès. Comme le N°1 français l’a employé, la phrase est tombée alors dans le domaine public, toute auréolée en quelque sorte du prestige présidentiel...
Hervé Eon ne comprend pas l’ampleur qu’a prise cette action qui pour lui relève de la liberté d’expression. " Je ne suis pas un voyou, je n’ai fait que reprendre les propos de Sarko, c’est pour plagiat qu’il faut me condamner (...)".
Depuis quelques temps on ne compte plus les affaires de ce type qui son judiciarisées. Selon le comité de soutien qui s’est constitué à Laval pour défendre la liberté d’expression et d’opinion de plus en plus atteinte ainsi que les actions militantes, derrière l’épiphénomène que constitue la pancarte sortie lors du passage du convoi présidentiel, il y va des libertés individuelles qui sont selon lui de plus en plus bafouées en France. Expulsions, multiplication des fichiers sécuritaires, dont le summum est Edvige qui va répertorier dès " 13 ans les délinquants hypothétiques " c’est-à-dire susceptibles de troubler l’ordre public, mais aussi " les militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux ", état de santé et sexualité comprises. Sans parler du flou de la notion d’ordre public…
Reste à savoir comment va se comporter la Justice le 23 octobre prochain. L’action des juges mayennais sera analysée. Un premier constat s’impose. De plus en plus, les juges ont a tranché les conséquences de rapports de plus en plus distendus entre le N°1 français et une partie de ses administrés.
leglob-journal.fr /07 septembre 2008 |
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Le micro casque est rivé aux oreilles de la téléopératrice qui semble parler dans le vide…C’est le téléphone au service du denier du culte. Après les affiches 4 par 3, à présent le télémarketing au secours de ce de(r)nier.
Une société de communication appelée Exode3 avec une escouade d’opérateurs téléphoniques, une sorte de centre d’appels s’est ouvert à Laval. Avec 77 emplois à la clef dans les 3 ans annonce ses promoteurs. Le Conseil Général de la Mayenne soucieux de développement économique a d'ailleurs débloqué 100 000 euros de subventions qui seront alloués " par tranches " alors qu’il a sucré, quelques semaines avant son installation dans la Plaine d'Aventure de Saint-Nicolas, celle de 30 000 euros qu’il accordait jusque là au Festival des 3 éléphants, "simplement" parce qu’il avait déménagé de Lassay-les-Châteaux à Laval. Question de choix...
Bref " Exode3 développe ses champs d'action stratégiques (sic) et de décision au service de la vie de la cité (…) et est spécialisée dans les domaines religieux, caritatif, humanitaire et associatif " peut on lire sur son site internet. A son actif poursuit la promotion d’Exode3 sur le net la conception de campagnes, de conseils en stratégie, la collecte de fonds, l’animation de réseaux, l’établissement des " expertises fichiers ". Tout ça?…
Dirigée par Patrick Tullier et Olivier Mondot, Exode3 a pris comme nom la citation du Livre de l'Exode, dans le chapitre 3 : " Le buisson était embrasé, mais le buisson ne se consumait pas." Autrement dit, faut-il tout faire pour attiser la flamme ?Et ça marche. Car grâce au télémarketing le don moyen de 41 euros est boosté et passe entre 55 et 70 euros selon les explications de ses dirigeants. La magie du téléphone. Comme le Téléthon ! " Cela a l’apparence du télémarketing se défend Patrick |
Tullier qui a longtemps travaillé dans l’édition, mais il ne s’agit pas de vente…simplement les téléopérateurs font de l’information ". On explique que le denier du culte ne séduit plus autant par les temps qui courent et que l’Eglise a besoin d’argent pour vivre. Question sans doute de pouvoir d’achat.
Et le reflexe de dons opèrent des miracles, puisqu’Exode3 enregistre pour les diocèses qui ont franchi le pas entre 7 et 10% de nouveaux donateurs. Jackpot !
Celui d’Angers a ainsi engrangé 6 600 nouveaux noms dans son fichier de donateurs potentiels. Conquérir et relancer l’acte de donner. Le susciter, l’amener. Et par la même contribuer à " l’enrichissement des bases des éditeurs, des congrégations, des diocèses, des œuvres caritatives… " Nourrir et se nourrir. Tout cela fait parti du job peut-on lire sur le site internet.
Alors " si vous voulez créer une petite campagne locale ", fidéliser ou conquérir, mettre au point une stratégie nationale de contacts, envoyez des mailing toutes boîtes ou faire une campagne extrêmement ciblée, nul doute, c’est Exode3 qu’il vous faut. Et en plus " nous ne sont pas simplement des consultants, nous sommes vos partenaires. " dit la publicité en ligne.
Bref, tout un programme et un argumentaire, "divinement" bien élaboré. Pour aller à la pêche et reprendre dans ses filets les brebis qui se sont égarées.
leglob-journal.fr /30 Juillet 2008 |

La fin du 42ème Régiment de Transmissions à Laval, programmée pour 2011. C'est officiel, le Premier ministre l'a annoncé entre autres mesures, concentrées notamment dans la partie Nord Est de la France, mettant fin à un secret de Polichinelle. Après le tribunal d'instance de Château-Gontier, la non désignation de Laval comme pôle judiciaire avec déplacement des Juges d'instructions au Mans "classant la ville préfecture au rang de sous préfecture" comme le confiait un haut magistrat, c'est à présent le régiment qui est touché. Ou plutôt coulé. C'est donc à une lente migration, à un nouvel "exode rurale" auxquels nous allons assister dans les années à venir. La "bataille navale" n'est pas terminée d'autant que François Fillon l'a dit, d'autres éléments structurants (générateurs d'aménagement du territoire?) en France vont être touchés à travers d'autres réformes qui sont en gestation...En attendant, lire l'article ci-dessous, au titre en forme de terrible équation : 42 moins 906 (soldats...) = 2011
leglob-journal.fr /24 Juillet 008
Quand la CCI de la Mayenne fixe les priorités...C'est à lire aussi sur "Un monde glob-al?"
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Tendu, fragile, élevé... négatif... Voilà quelques uns des adjectifs relevés dans les observations des magistrats dont la mission est de passer au crible les finances et la gestion des municipalités en France. Et celles de Laval ces dernières années (2001-2006) on le savait mais c'est maintenant officiel : c'est pas brillant...
La ville de Laval devra-t-elle augmenter les impôts locaux si elle veut réaliser ne serait-ce que ses investissements d’entretien comme ceux des écoles dont elle à la charge. Le débat est ouvert et les avis divergent. Guillaume Garot veut tenir ses promesses de campagne quand certains de ses adjoints ne voit pas d’autres solutions que d’augmenter de plusieurs dizaines de points la pression fiscale (certains évoquent le chiffre de 30...) Car " la situation est grave " a dit le Député-Maire socialiste au cours du Conseil municipal du 30 juin s’appuyant sur les observations de la Chambre régionale des Comptes (CRC) .
" 1 557 euros par habitant contre 1103 euros pour la moyenne nationale (chiffre 2005) ", c’est l’encours de la dette de la ville de Laval souligné par les magistrats de la Chambre régionale des Comptes à Nantes présidée par Catherine de Kersauson.
Au total dit le rapport sur les observations définitives concernant la gestion de la ville de Laval de 2001 à 2006, bien avant que n'arrive aux manettes l' équipe de Guillaume Garot " sous Messieurs d’Aubert et Houdiard, la situation de la ville reste fragile, avec des charges de structure et un niveau d’endettement qui demeurent très élevés, ainsi qu’une capacité d’autofinancement restée négative sur l’ensemble de la période, à l’exception de la dernière année ".
On le voit le tableau est plutôt noir et ce n’est pas la publication de l’audit financier commandé par la nouvelle majorité aux commandes qui devrait contredire cette état " difficile " que dépeint à mots couverts, et nuancés, les magistrats de la CRC de Nantes. |
Car il faut bien-sûr lire entre les lignes les observations. Et Guillaume Garot le sait bien quand il dit que " la réalité c’est un budget primitif 2008 préparé par l’ancienne municipalité qui n’a pas inscrit les crédits nécessaires sur l’année pour le paiement des salaires des agents. " Diantre…
Dans le même temps le rapport de la Chambre régionale des Comptes souligne dans un paragraphe ce qu’elle appelle les " relations entre la ville et les associations ". Il fait apparaître que 2,365 millions d’euros sont venus aider 400 associations en 2006. Mais la CRC ajoute sans plus de détails que " la moitié de cette somme bénéficie à dix associations."
Alors comment le nouveau maire " gérera-t-il au plus juste les deniers publics " comme il s’y est engagé le 30 juin dernier ?… " Ma responsabilité, c’est de proposer les mesures de redressement nécessaires…" En attendant, il a demandé au cabinet d’audit " de poursuivre ses investigations sur les finances pour présenter dès la fin de l’été les différentes hypothèses" de travail qui devraient permettre d’agir.
A suivre.
leglob-journal.fr /15 Juillet 2008 |
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Pas " sensible " le ministre de la défense français, pas sensible aux élus qui ne souhaitent pas voir partir leurs militaires. Des élus qui montent au créneau. Que ce soit par exemple dans les Ardennes (mais Charleville Mézieres a été épargné), département déjà bien oublié, à Cambrai où les chti's devraient voir leur base aérienne ( belle bêtise disent les opposants) s’envoler ou bien à Laval avec le 42ème Régiment de Transmissions menacé de disparaître. Hervé Morin a lui aussi cette conception comptable de la réforme, comme ses collègues ministres qui n’ont en tête que changer par la suppression et l’amoindrissement : " on ne consacre pas 37 milliards d’euros à la Défense nationale pour faire de l’aménagement du territoire " a-t-il dit sur TF1 après le défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées à Paris, un défilé allégé de 30% par rapport à celui de 2007. Car on ne pavoise pas totalement quand on demande aux élus locaux d’avaler la pilule de la disparition, là de l’unité, ici du régiment ou bien encore de la base aérienne. Le même Hervé Morin justifie d’ailleurs les fermetures comme s’il s’agissait d’usine qu’on délocalise. Avec ce même cynisme qui nie l’humain et le réduit à une simple valeur comptable d’ajustement.
Ce cynisme souvenez-vous, il a beaucoup a prévalu du coté des chefs d’entreprises au plus fort de l’émergence de la mondialisation. " On a besoin de dégager des marges de manœuvres (ndlr : logique en matière de défense ! ) pour changer des équipements qui sont usés jusqu'à la corde " a expliqué le ministre. Soit. Mais allez faire comprendre au député maire de Laval et aux principaux élus du département en général la stratégie du "déshabiller Paul pour habiller Pierre"…
Notons d’ailleurs que lorsque l’intégrité départementale est menacée, les élus de droite se retrouvent à monter au créneau contre une politique nationale émanant de la droite. Le 42eme Régiment de Transmissions à Laval, c’est " un millier d’hommes et de femmes, voir 3000 personnes sur l’ensemble de l’agglomération lavalloise qui |
font vivre les écoles, les commerces, les entreprises, et les associations […] s’il part ce sera un gâchis humain " peut-on lire dans " Laval-la ville " le magazine municipal édité par le député maire socialiste Guillaume Garot. Si tout cela ne procède pas de l’aménagement du territoire, c’est à n’y plus rien comprendre.
" S’adapter à l’incertitude et à l’imprévu" c’est le lot de tout soldat estime ce gradé, qui mime la Grande Muette. Y compris le soldat de Laval et de l’agglomération qui va retirer ses enfants des écoles de la ville-centre de l’agglomération, qui déjà régulièrement depuis des années voit leur effectifs chuter et notamment dans les quartiers populaires où certains groupes scolaires ressemblent selon une responsable municipale à des " écoles de Roumanie ".
La mise en œuvre de la réforme voulue par le Chef des Armées va s’étaler sur 7 ans a confié un général au képi hyper étoilé. Mais qu’on ne s’y méprenne pas Citoyen, et inutile de prendre les armes, " la réduction d’effectif se fera avec rigueur et méthode " à partir de cet été.
Ouf, nous voilà rassurés.
leglob-journal.fr /14 Juillet 2008 |


Mafalda compte les jours et rêve de 2012. leglob-journal.fr /14 Juillet 2008
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| Qui pourrait devenir le futur Président de "l’association pour la réouverture de la ligne Laval Mayenne" ? |
La question est posée même si pour le moment l’association est dans les limbes, c’est-à-dire à l’état de gestation.
A l’instar de ce qui existe pour la ligne Caen-Rennes, la FNAUT 53 et Tracé qui militent pour le rail et les transports en commun en général ont dans l’idée de créer une " association pour la réouverture de la ligne Laval Mayenne ". Une association ouverte à tous, partant du principe que " l’union fait la force " et qu’il existe un consensus pour le retour au train dans le cadre des efforts de " développement durable ". |
Car si la Chambre de commerce et d’industrie de la Mayenne n’a pas inscrit dans ses priorités pour le désenclavement du département le train et ses possibilités de ferroutage, il existe des élus qui sont favorables à cette réouverture de ligne SNCF : " Guillaume Garot, Yannick Favennec, la Région Pays de la Loire, la Ville de Mayenne qui est très motivée , et les mayennais dans leur ensemble." explique la FNAUT. Evidemment cela fait du monde !
" L’objectif de cette association, c’est de fédérer toutes les bonnes volontés " estime la Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports en Mayenne qui constate qu’il " faudra à la tête de cette structure qui pourrait voir le jour en septembre, quelqu’un qui ne soit pas contesté et de charismatique ." Un nom est même annoncé, il pourrait s’agir de Jean Claude Font, le maire de Commer, un village de plus de 1100 habitants, qui se trouve à mi chemin sur la ligne Laval-Mayenne. Un symbole ?
/ 04 juillet 2008 |
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A quand une justice, sereine, indépendante, et impartiale?... |
Le 23 octobre 2008. C'est la date à laquelle Michel Friquet connaitra le jugement concernant son patron. Le PDG de la Sotira et l'entreprise Sotira ont été traduit le 26 juin en correctionnelle à Laval. Pour répondre de discrimination syndicale et entrave à l'exercice syndicale.
Pour connaitre l'épiloge d'un marathon de plusieurs années. Une information judiciaire est ouverte en mai 2003 et l'ordonnance du juge d’instruction date d'avril 2006... Elle renvoie à la fois le PDG et sa société comme personne morale devant le TGI . Deux ans et quelques mois plus tard, la justice passe enfin. Mais il faudra encore attendre.
Au cours du procès la victime a du se défendre. A se demander finalement qui était l'accusé. Car le Président du Tribunal l'a questionné pendant 40 minutes. Inversant presque les rôles. Le prévenu, lui, est resté sur le gril beaucoup moins longtemps, à peine 10 minutes. Deux poids deux mesures?
Le chef d'entreprise, ancien Président du Stade lavallois élude lors de l'interrogatoire, et répond que les rémunérations au cas par cas, ce n'est pas de son ressort. "Aucune augmentation depuis son embauche en 1989 et 2 tentatives de licenciement en 2001 et 2003 refusés par l'inspection du travail pour la période concernée" note à la fois l'avocate de Michel Friquet et la Substiut du Procureur.
Dans la salle des supporters de Michel Friquet sont présents. Peu nombreux. Pami eux la secrétaire départementale de la CGT : "Nous avons eu à faire à de l'anti-syndicalisme primaire de la part de l'avocat de Jean Py, [...] mais ce qui est plus surprenant, de la part du Président de Tribunal aussi.
La substitut du procureur a du intervenir dans la première partie de l'instruction à l'audience pour venir au secours du plaignant" remarque Francine Desnos.
"Pourtant le tableau est complet" selon l'avocate de Michel Friquet. En raison de ses mandats syndicaux et de sa représentation du personnel il n'a reçu " aucune formation qualifiante qui aurait pu le faire évoluer à son poste de travail". |
Et si le Procureur de la République a renvoyé l'affaire devant les juges, au pénal, c'est qu'il y a matière et qu'il ne pouvait pas faire autrement. Impossible de botter en touche.
Lors de l'instruction les enquêteurs ont entendu notamment un ancien inspecteur du travail maintenant en poste à Bordeaux et qui a témoigné en faveur du syndicaliste confirmant qu'il s'apprétait déjà à l'époque à relever le PV de discrimitation syndicale. La CRAM, l'Inspection du travail et des organismes qui protègent la santé des salariés ont à plusieurs reprises soit tenté d'être médiateur, soit ont eu des actions cohersitives auprès de la Sotira et des ses dirigeants pour qu'elle s'amende.
Son PDG a déjà été condamné en 1996 par le Tribunal de grande instance de Laval pour blessures involontaires causant une incapacité de plus de trois mois dans le cadre du travail, et en 2002, par la même juridiction, pour entrave à l’exercice des fonctions d’un inspecteur ou contrôleur du travail.
Derrière cette affaire examinée dernièrement par la justice à un train de sénateur il faut bien le remarquer, c'est en fait la relation employeurs salariés et le dialogue social en Mayenne qui est pointé du doigt. Car il s'agit de la partie émergée de l'iceberg. Le syndicalisme dans ce département qu'on qualifie de rural n'a pas vraiment bonne presse. Et ceux qui s'échinent à tenter d'agir pour améliorer les conditions de travail dans les entreprises ou bien pour faire respecter la législation sont minorés. Ou pire anéantis. Même si de nos jours on ne va plus jusqu'à l'élimination physique du géneur.
Le représentant du parquet a demandé 3 700 € d'amende à l'encontre du PDG, et 6 000 € à l'encontre de l'entreprise, en tant que personne morale. Le président du Tribunal se donne tout l'été pour réflechir et affiner son jugement qu'il a prudemment mis en délibéré.
/29 juin 2008 |
A lire en page Libertés sur le même sujet : " Arrêt de travail définitif "
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Surtout ne pas effaroucher les pigeons |
Le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis sait-il reconnaître ses erreurs ? En tout cas les partisans de la renaissance de l'UDF ont admis avoir été mis en minorité lors d’une discussion qualifiée de "franche" par le bureau du Modem qui n'a "majoritairement" pas souhaité que l'UDF retrouve une expression politique, a convenu le sénateur Jean Arthuis interrogé par une agence de presse. Mais la minorité va continuer à "s'exprimer", a ajouté le sénateur de la Mayenne, qui avec quelques autres sont partisans d'"un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires". Des alliances qui ne soient pas faites avec les socialistes par exemple?
Car une note attribuée à l'Elysée et publiée récemment par Le Monde laissait entrevoir la volonté du président Nicolas Sarkozy, d'éliminer le MoDem et François Bayrou en pratiquant un débauchage organisé de figures du mouvement centriste. Affaiblissement de tout ce qui peut faire opposition pour un meilleur règne. |
"Je ne crains aucune procédure démocratique mais je combattrai les manœuvres et les pièges et vous verrez que les militants et mes adhérents les combattront avec moi", a assuré François Bayrou, qui s'est dit "personnellement engagé dans cette réponse et cette contre-attaque".
"Peut-être suis-je un peu abrupt, mais je ne suis pas le seul dans mon genre", a reconnu François Bayrou. Voulait-il parler du sénateur mayennais qui a jeté l’éponge du Modem en avril dernier ? Du Président du Conseil général de la Mayenne, qui souhaite une abrogation des 35 heures " usine à gaz ". Interrogé par Libération (19 mai 08) au plus chaud du pavé jeté dans la mare de la suppression de la mesure Aubry, il avait expliqué que cette abrogation des 35 heures devrait aller selon lui de pair avec une remise à plat du financement de la protection sociale. Un sénateur, président du Conseil général de la Mayenne qui estime par ailleurs qu’il ne faut pas fléchir sur les suppressions de poste de fonctionnaire partant à la retraite.
Autant de réflexions qui vont dans le sens de ce qui se dit et pense, à l’UMP, mais que l’intéressé se garde bien en revanche de développer, dans son fief mayennais…de peur d’effaroucher ?
/15 juin 2008 |
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Beaucoup plus que la lumière... | |
La pérennisation du site EDF-GDF de Château Gontier…Voila ce qui mobilise les agents EDF et les gaziers qui ont occupé le site dernièrement. Une manifestation à Nantes était programmée le 10 Juin, et il était question qu’ils viennent gonfler le mécontentement au niveau régional cette fois.
"responsabilité"
" La direction n'a pas dit qu'elle le fermait, elle a dit qu'elle menait une réflexion sur un regroupement éventuel entre Sablé-Segré et Château-Gontier " explique ce militant de la CGT qui ajoute " nous nous ne faisons pas d'illusion, ce sera au détriment de la qualité d'interventions et du service rendu au public."
Que se passe-t-il au niveau de la gouvernance d’EDF-GDF, autour de la fusion avec Suez, qui se trouve à présent sur les rails ? Car derrière les mots " partenariat stratégique, accord de coopération industrielle et commerciale,[...] fusion entre les entreprises" ce rapprochement donne de la mariée un visage aux contours plutôt flous.
D’ailleurs il semble que les collectivités et les communes ne soient pas informées des projets des directions locales. Et peut être même que ces dernières ne sont guère plus au courant selon le vieille adage qui veut que " le savoir est le pouvoir " L'impact en |
terme de service public de proximité intéresse pourtant les élus. Une rencontre entre les responsables des différentes communes du sud du département et les Directions d'EDF-GDF ne serait pas superflue .
Les agents se battent pour que les dépannages par exemple la nuit après 22 heures soient assurés comme par le passé et que l'entretien des réseaux ne soient pas " de moindre qualité ". Les usagers doivent-ils attendre le lendemain comme le préconise la Direction dans une note de service enjoignant les agents à retarder les interventions si possible…Simplement pour une question de coût ajoutent les grévistes.
La question n’est pas anodine. Derrière cette posture de blocage apparent, certes les agents défendent leurs semplois qui pourraient être soumis à suppression ou bien à redéploiement mais il y a aussi de la responsabilité en philigrane.
Car il en va en matière d’électricité et de gaz, de la sécurité et de la sûreté...en général.
/12 juin 2008 |
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D'autres articles sont à lire sur cette page leglob-mayenne, en poussant le curseur vers le bas. |
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Pollution durable
Le Tribunal d’Instance à Laval a décidé de reporter l’affaire au 9 septembre prochain. C’est la première décision de justice prise dans le différent qui oppose la SPPP, une entreprise industrielle de peinture installée dans la Zone artisanale de Saint Berthevin à des riverains. Un conflit porté devant la Justice par France Nature Environnement (FNE) une fédération d'associations de défense de l'environnement.
Un report qui s’est fait sans difficulté. Le Tribunal ayant simplement entériné la demande de l’un des avocats du dossier, en l'occurence le représentant de la SPPP, le seul à être présent. L’avocat aurait fait cette demande pour des "raisons techniques", car il chercherait à savoir comment des documents de la société auraient pu se retrouver dans les mains de la partie adverse.
En Justice, il est toujours bon de tenter le report pour gagner du temps. C'est ce qu'il a fait et devant l'abondance des dossiers qui devait être examiné par les juges du civil, cette requette est passée comme une lettre à la poste.
Le report à septembre a donc été obtenu à la demande de l'avocat agissant au nom de Marie Christine Py, PDG de la Société Peintures Pièces Plastiques SPPP à qui l’association de défense de l’environnement reproche des émissions de composés organiques volatiles dans l’air. Essentiellement des éthers de glycol. Ils constituent une famille de plus de 80 dérivés. Ils font d'excellents solvants. 30 d'entre-eux sont utilisés en milieu industriel.
La Justice a été saisie en raison de riverains qui n’en peuvent plus de renifler les solvants. La première pétition date du début des années 90.
lire suite article en haut |
Et cela dure. Cela a duré presque sans problème jusqu'à maintenant pour l’émetteur des composés organiques volatiles, qui a pignon sur rue et ses entrées un peu partout en Mayenne auprès des officiels. Du coup la SPPP n’a pas eu besoin de se remettre en question.
Pourtant des composés organiques volatiles ont été largement émis et sans vergogne selon l’avocat de France Nature Environnement qui était absent à l’audience." 110 tonnes en 2002, plus de 200 en 2006 ", en non-conformité avec la législation. Les riverains qui sont à proximité de l’entreprise en question viennent enfin d’obtenir de la Préfecture de la Mayenne l’envoi d’un arrêté de mise en demeure à la SPPP afin de rappeler les normes en la matière. Un " arrêté de mise en demeure " explique à celui qui le reçoit qu'il faut tenir compte des normes à respecter dans un délai imparti , sous peines de sanctions administratives.
Dans l’administration, on s'est senti obligé de faire vite et d’agir en urgence. " Il était temps de se réveiller " estime un observateur amusé. Et
comme l’association de défense a porté plainte au civil, c’est vrai |
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leglob-journal.fr vous offre ce rectangle et ce petit carré de ciel bleu.


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que l’affaire a pris une toute autre tournure. Et pour l’administration, il a sans doute fallu faire fissa et ouvrir le parapluie. Le civil pour le moment, mais France Nature Environnement n’exclue pas le pénal au cas où.
A la sortie du Tribunal Marie Christine Py n’a pas caché d’envisager un déménagement de sa société et sans nier les accusations faites à l’encontre de la SPPP, elle s’en remet à la Justice …
" France nature environnement ne nous attaque pas sur ce point précis. FNE défend des principes généraux de pollution ou de non pollution de l’air au nom de la planète. Pour nous, c’est le futur qui est important, nous allons nous adapter. Nous l’avons toujours fait, aux besoins de l’industrie, à la mondialisation, nous nous adaptons... et c’est à la justice de répondre à ces accusations, nous verrons en septembre."
Quelques salariés de SPPP inquiets étaient venus à l’audience massés dans la salle du Tribunal d’Instance. Réel soutien ou présence téléguidée? Quant à France Nature Environnement, sachant que l’affaire allait être reportée, aucun des représentants de l’association de défense n’avait tenu bon de faire le déplacement.
/03 juin 2008 |
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Zoom du glob-journal sur l'IVG, l'Interruption Volontaire de Grossesse, l'avortement qui fut légalisé en 1975 par l'action de Simone Veil, dépénalisé en 1992 et que certains voudraient voir interdire à nouveau. Eclairage.
510 IVG, en Mayenne en 2007, voilà un chiffre qui pourrait être beaucoup moins important selon la Présidente du Planning familial de la Sarthe qui constate une " faiblesse du Planning familial dans le département de la Mayenne ". Selon elle, seulement 2 bénévoles en effet y assurent des permanences, et une seule fois par semaine, le mercredi après midi.
On ne peut pas dire que le créneau d’accès à l’information en général est immense en effet. |
A titre de comparaison la Sarthe compte 5 bénévoles et 7 salariés. On mesure la différence… "La meilleure contraception, c'est celle que l'on choisit ", c’était le thème d’un colloque régional sur la question à Laval. En liaison avec l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé , l’INPS qui dispose d’un site choisirsacontraception.fr très bien fait sur les différents moyens de contraceptions et qui donne de l’information, ce qui est primordial.
Mais promouvoir les moyens temporaires d’interruption éventuelles de grossesses, et obtenir donc plus de liberté pour vivre sa sexualité, ne plait pas à tout le monde.
Ainsi, à la veille de ce colloque, une quinzaine de militants anti-avortements se sont réunis, le chapelet à la main. C’était Place de la Trémoille à quelques mètres de la Cathédrale de Laval. Pas anodin.
Les anti-avortements ont récité un rosaire. Ils ont longuement prié pour ceux qu’ils considèrent comme des " victimes de crimes ". Le groupe fait parti de " SOS Tout Petits ", une des associations " pro-vie " comme ils disent, fondée en 1986 par un pédiatre qui compare l’IVG à un génocide. |
Sur le site de "SOS Tout Petits" on peut lire : "on tue plus de 1000 enfants chaque jour en France ! " Des catholiques qui admirent le pédiatre qu'on ne désigne que comme le Docteur Dor et affirment respecter la vie. Xavier Dor a été condamné plusieurs fois en France pour l'organisation musclée de commandos anti-avortement dans des cliniques qui pratiquent l'interruption volontaire de grossesse.
Depuis janvier 1993, la loi stipule que l’entrave à l’IVG est un délit. Alors sans doute actuellement vaut-il mieux prier…Des militants anti-avortement qui s’en prennent aussi à l’occasion à la franc-maçonnerie, aux révolutionnaires, à la gauche… et demandent l'abrogation des lois qui ont permis l'avortement en France. Des combats d’arrière garde.
/30 mai 2008 |
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OGM
Le 20 mai la France est entrée dans l’ère des OGM légalisés. C’est une période glaciale de notre histoire, car c’est le début d’une ère où l’Homme va pouvoir, en s’adossant sur un texte de loi et en toute légalité, décider d’avoir une emprise sur le vivant végétal.
Un végétal remodelé qui va finalement se retrouver dans notre assiette, et il faut bien l’admettre à notre corps défendant. Le 20 mai, l’Assemblée nationale a voté le projet de loi sur les OGM. Merci les lobbies.
Une loi qui "permet à la France de faire un grand pas"selon le député (UMP) de la Mayenne. Le maire d'une petite commune, dont la circonscription électorale se trouve au Sud du département, Marc Bernier. Il est des 3 députés mayennais le seul à avoir voté pour cette loi "qui vise à encadrer la culture des OGM […] pour que le consomma-teurs aient le droit à une trenparence de la part des producteurs, |
mais surtout pour que la liberté de produire sans OGM soit garantie."
Autoriser les OGM en quelque sorte pour mieux pouvoir ne pas s’en servir ? Voilà un cheminement intellectuel à tout le moins étrange. Marc Bernier qui dit n’avoir "aucunement la prétention de donner un avis scientifique " et estime que c’est "de la compétence des experts, et certainement pas celle du législateur".
Mais justement les experts que disent-ils?
De ce point de vue il est bien difficile de s'y retrouver car le discours scientifique est brouillé, pour ne pas dire inaudible.
"Et la Mayenne à forte vocation agricole ne peut que se féliciter de ses garanties" qu'offre la loi", ajoute Marc Bernier qui dit "s'être engagé à l'égard de toutes les personnes qui m'ont saisi de cette question" des OGM.
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Garanties offertes, mais lesquelles au juste et à qui en fait ?...La Mayenne, département d'agriculture et d'élevage, est concernée bien sur, par les OGM mais l'a-t-on simplement consultée? La réponse est négative. Ici comme ailleurs.
L'avis positif de Marc Bernnier n'est pas partagé par Yannick Favennec (UMP) et Guillaume Garot (PS), les 2 autres députés de la Mayenne qui ont voté contre.
Le premier qui revendique " la liberté de vote " dans sa famille politique, explique " placer la santé humaine et tout ce qui la conditionne, notamment l’alimentation et l ‘environnement, au-dessus de toute autre considération […] l’autorité publique doit en être garante. " selon Yannick Favennec pour qui, il s’agit d’un texte qui " professe des principes, mais ne les garantit pas assez ".
Au nom du principe de précaution, il a donc voté contre la loi OGM. Tout comme Guillaume Garot député maire socialiste de Laval qui " regrette l'adoption de cette loi [….] car elle remet en cause les engagements du Grenelle de l’environnement et n’assure pas le droit de produire sans OGM." |
Le débat aurait été " courageux " selon Marc Bernier, " montrant de nombreuses interrogations au sein de la majorité UMP " estime pour sa part le député ségoliste qui soulève une question que leglob-journal.fr avait évoquée il y a quelques mois.
La possibilité du référendum. La voix sage et royale à une vraie prise en compte de la volonté des Français" sur un sujet essentiel." chacun en convient...(lire plus bas l'article : "Graine de folie".)
Seulement voilà, c’était certainement remettre (un peu) en cause la démocratie représentative, et cela dans la France du 21eme siècle c'est encore du domaine du mirage. Parce que c'est l'avis de la majorité des parlementaires actuellement qui ne souhaite pas qu'une partie de leur prérogative leur soit enlevée. Les parlementaires ne sont pas décidés à ce que tout un chacun puisse entrer dans leur pré carré législatif et décisionnel, quite à oublier par qui ils sont élus. Au fait, il y a une question que l'on se poser : c'est pour quand la démocratie participative?...
/24 mai 2008 |

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1975 Rmistes
en Mayenne et autant de RS.Ates? Un Revenu de Solidarité Active comme le RMI à présent totalement géré par le département. Le département de Jean Arthuis qui a également en charge l’APA, l’allocation Personnalisée d’Autonomie. Une aide pour les personnes âgées et surtout une création de la gauche de Lionel Jospin contre laquelle il est de bon ton, parce qu’il s’agit d’une invention socialiste, de fustiger la lourdeur financière dans le budget de l'assemblée. Et le coût, même si la Mayenne connaît une population vieillissante dont il faut bien tenir compte. Cette fois avec le RSA, invention de la droite dite en " rupture ", le président du Conseil général de la Mayenne est dithyrambique sur l’outil. " Investissement sur le long terme, processus qui permettra de remettre à l’emploi les Rmistes".
Bref , le RSA, c’est la panacée, d’autant qu’il est possible d’obtenir des subventions de l’Etat...enfin en principe.
/17 mai 2008
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"J'attend personnellement une réaction vive [...] de l'ensemble du mouvement social."
Patrick Picaut Président de la MGEN Mayenne |
De qui se moque-t-on? C'est dans l'édito de Mai (2008) du Président de la MGEN de la Mayenne. Et c'est son titre. "Il est urgent de réagir et d'engager des actions significatives (pétitions, manifestations...) pour exprimer notre opposition sur les choix" du gouvernement. Réaction de Patrick Picaut à propos de l'annonce du ministre de la Santé qui souhaitait ne plus faire rembourser les soins otiques (et peut être dentaires) par l'Assurance maladie mais par les "riches" mutuelles.
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Le conseil d’administration de la Caf de la Mayenne dans une lettre ouverte à la Secrétaire d’Etat à la Famille " s’inquiète fortement des orientations des pouvoirs publics. Après la menace de suppression de la carte famille nombreuse, les administrateurs " dans une lettre signé par Guy Demy le Président du Conseil d’administration de la Caf de la Mayenne, " s’opposent à la suppression de la majoration pour les enfants de 11 ans et 16 ans qui génère, dans un grand nombre de cas la perte financière d’environ 600 euros par famille. De ce fait, le conseil d’administration s’interroge aussi sur la mise en place de la prestation familiale dès le première enfant ". S’interroge, s’inquiète, s’oppose...voilà qui a le mérite d'être clair.
/12 mai 2008
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Du galon pour Brigitte Angibaud. La procureur de la République d’Angers devient secrétaire nationale adjointe du Nouveau Centre. Celle qui en était jusque là, la déléguée départementale pour la Mayenne, et qui siège dans l’opposition à Philippe Henry- le jeune Maire de Château-Gontier- sera dans le parti " chargée de l’insertion des jeunes ". Désignation faite à Nîmes le 17 mai lors d’un congrès qualifié de " fondateur " du Nouveau Centre, présidé par Hervé Morin, ministre de la Défense qui fut " élu à ce poste en Juin 2007 pour reprendre le flambeau de l’UDF. "
La défunte UDF, cette Union pour la Démocratie Française, création de VGE est décidément très convoitée par les temps qui courent.
/19 mai 2008

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Travail que vaille
10 mai 1981 : la France entrait dans l’ère du renouveau. Ce fut déjà le cas en 1936. Et à chaque fois la période fut courte, et pour ainsi dire écourtée, la premiere fois par la guerre, la seconde par "la rigueur". Au tournant de 81, la peine de mort allait être abolie et les réformes, contrairement à celles imposées aujourd’hui, permettant aux Français de mieux vivre leur travail, ce qui allait devenir des " acquis sociaux ", allaient être menées. Des jours de vacances supplémentaires, la semaine de 39 heures puis celle des 35, et surtout une meilleure représentation des forces du travail face à celles détenant le capital dans l’entreprise. Avec des conventions collectives, des comités d’établissements, des CHSCT, c'est à dire des comités pour s’occuper de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail.
Bref, des réformes menées par la Gauche dont personne n'aurait la moindre idée de revenir dessus tant elles sont inscrites dans les gènes du monde de l’entreprise. Pourtant certains patrons ont souvent l’irrésistible envie de s’assoir dessus.
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Cet envie est toujours d’actualité, car il ne suffit pas malheureusement de légiférer pour que le citoyen soit protégé. |
Un représentant du patronat mayennais doit subir comme disent ceux qui ne tolèrent pas qu’un chef d’entreprise, un des leurs puisse répondre de son comportement devant la justice, " l’humiliation de la correctionnelle ". Ce patron influent devrait s’expliquer devant les juges du Tribunal de Grande Instance à Laval après avoir été mis en examen pour discrimination syndicale par le doyen des juges d’instruction.
Ce chef d'entreprise ne s’était pas interdit de prendre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale de son employé, pour le freiner en ce qui concerne son avancement ou sa rémunération. C'est ce que dit la loi contre la discrimination syndicale. Le Tribunal devrait examiné ce délit d’entrave sur un délégué syndical le 26 juin.
Devrait, car un premier report a été opéré car la date de sa comparution entrait en collision avec le calendrier des dernières élections. Mauvais genre. |
Il ne suffit pas de légiférer. Un autre chef d'entreprise avait ordonné de faire barrage, il y a quelques années à un inspecteur du travail, lui interdisant, malgré forces palabres, d'entrer dans un local aseptisé de son établissement : une chambre blanche.
Une interdiction d'entrer illégale alors que cette personne dûment mandatée dispose justement de cette prérogative dont elle peut faire usage n’importe où, et n’importe quand. Sans que selon la loi, il nepuisse rien lui être objecter.
Or ce différent, après la plainte des représentants de l’administration, devait se régler aussi devant le Tribunal de Grande Instance de Laval . Mais par la relaxe du patron qui avait fait obstruction à l’agent de l’Etat. La relaxe : un bien mauvais exemple car le patron "blanchi" en quelque sorte, son attitude hors la loi devait donc être confortée, qui plus est, par la Justice. Un " comble "... Une certaine idée de la justice. Celle-ci ne voyait donc rien à redire sur le fond et offrait, mais l'a-t-elle réellement voulu ainsi, difficile de le dire, un certificat de bonne conduite futur à tous les employeurs qui souhaitait agir de la sorte.
l'hisoire est ainsi faite. Le hasard parfois ne fait-il pas bien les choses?
Décidément, s’il suffisait de faire des lois, pour que finalement, par l’interprétation et par la puissance, ces mêmes lois soient en partie contournées ?
/10 mai 2008 |
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Mauvais cheval ?
| [ […] notre réussite dépend largement de notre aptitude à rassembler au- delà de toutes considération d’ordre idéologique ou partisan [….]. Jean Arthuis. |
Jean Arthuis vient de faire valser une étiquette…Sa propre étiquette. Le Sénateur et Président du Conseil général de la Mayenne vient de se départir du MoDem…Le parti fondé par François Bayrou s’est fait distancé. Mauvais cheval ? En tout cas certains prennent officiellement le large en rêvant de faire revivre l’UDF. Et le Canard Enchaîné (09/04) d' écrire d’ailleurs à ce propos que Jean Arthuis et le trésorier du MoDem souhaite en " profiter pour mettre la main sur les actifs financiers et immobiliers. Une UDF qui est toujours propriétaire en droit des biens utilisés par le MoDem de Bayrou ". Fin 2007, lors du dernier congrès de l'UDF avant la fondation officielle du MoDem, un comité d'une vingtaine de personnes avait été désigné pour veiller aux "intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans.
Au lendemain des municipales remportées par la gauche celui qui fut Ministre des finances du gouvernement d’Alain Juppé ne déclarait-il pas à l’AFP : " On est dans une impasse stratégique, le MoDem est complètement illisible dans cette élection.
Dans ses alliances à la carte, je n'ai pas trouvé de référence programmatique". |
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Un discours rodé, face à une attitude jugée désarçonnante |
Pourtant Jean Arthuis écrit dans l’éditorial de son journal départemental d’Avril pour saluer le renouvellement accordé lors des élections cantonales par les électeurs à sa majorité que " [ …] notre réussite dépend largement de notre aptitude à rassembler au- delà de toutes considération d’ordre idéologique ou partisan [….].
Le Président de la commission des Finances au Sénat parachève sa stratégie d’éloignement officielle du MoDem déjà entamée au sortir de la Présidentielle quand il évoquait François Bayrou passant "à la lessiveuse " les voix du centre. Après la nette victoire de la gauche aux Municipales , le sénateur déclarait à l’AFP : "Je n'imagine pas rester au sein du MoDem. Je suis frappé par l'inorganisation du mouvement, par une gouvernance insaisissable". Sur un autre média, il devait parler de "secte" évoquant "le Temple Solaire". Pour l'un des fidèles de Bayrou, l'ex-député Gilles Artigues, "l'approche des élections sénatoriales explique cette brusque agitation. C'est à l'UMP que Jean Arthuis doit sa présidence de la Commission des finances au Palais du Luxembourg et il faut bien plaire à celui qui vous a fait roi".
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Après les cantonales, la gauche, qui avait remporté Laval avec Guillaume Garot dès le premier tour de la municipale en battant le maire UMP sortant François d'Aubert soutenu par le Modem, n'a pas réussi à modifier le rapport de force au sein du nouveau Conseil général de la Mayenne. Il reste bien ancré à droite.
La gauche aux cantonales de 2004 avait multiplié par deux ses positions, cette fois elle conserve seulement ses huit sièges. Mais elle a failli l’emporter dans le canton de Laval Est, réputé imprenable à droite, ratant la victoire pour une poignée de voix. Ce qui est un signe. Les conseillers généraux de droite se veulent " rassemblés " autour de leur Président sous l’appellation en forme de slogan d’" Union Pour la Mayenne " autrement dit : U.P.M. Stabilité à droite pour le " paquebot " départemental avec 22 élus sur 32. Mais quelque chose est " en marche ".
Au pays de Pégase, cheval ailé, emblème du département de la Mayenne, il est de bon ton, de plus en plus, d’ " élargir ses horizons "…sur l’échiquier politique. |
/13 avril 2008 | haut page
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Réseau

Des routes étroites, avec un réseau par conséquent globalement dangereux, qui alterne routes sinueuses, avec de nombreuses courbes, et portions de lignes droites, voilà comment il est possible de résumer l’état du réseau routier mayennais. C’est tellement vrai qu’en 2004, 33 personnes ont trouvé la mort sur les routes en Mayenne, souvent en raison de vitesse excessive explique les pouvoirs publics. Chaque année d’ailleurs le nombre de morts est affiché le long des routes sur des panneaux amovibles. Sur les bas cotés des chaussées les plus fréquentées, ils indiquent aux automobilistes que cela paralyse ou laisse totalement indifférent c’est selon, " déjà X morts sur les routes mayennaises ". Ailleurs et pour bien matérialiser les endroits où ont eu lieu les accidents mortels, une silhouette noire avec une tache rouge au niveau de la tête était plantée sur les accotements. |
Maintenant fleurissent les radars placés selon les autorités préfectorales dans les endroits " les plus accidentogènes ". Déjà 12, dans un petit département comme la Mayenne dont 4 rien que sur l’agglomération lavalloise. Des radars, en France, dont l’hebdomadaire Auto Plus a révélé récemment, se basant sur une étude sérieuse du Ministère de l'Intérieur, qu’ils étaient " mal étalonnés "...
La route mayennaise, c’est aussi ses " trop nombreux " camions. Faire Laval à Nantes relève parfois de l’exploit entre les poids-lourds vous contraignant à rouler en dessous des 90 kilomètres heures autorisés et l’absence de tronçons continus à 2 fois 2 voies. Si en plus vous prenez un autocar pour faire le trajet, c'est encore pire. Bref, derrière les " gros culs les automobilistes ont les boules " se moque cet habitué du trajet.
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Aussi parle-t-on souvent du remède : le " désenclavement routier de la Mayenne ". En parler c'est déjà s'en occuper disent ceux qui positivent. Les autres rouspètent. |
Dans " Pays de la Loire-Magazine " le bimestriel du Conseil régional d’Avril , on lit : " 47,3 millions d’euros , c’est la somme que la Région va consacrer, entre 2008 et 2013 au désenclavement routier de la Mayenne "
La collectivité va ainsi " accompagner le Conseil général et l’Etat dans la modernisation de la RN 162 (17,6 millions d’euros) et du réseau départemental soit 29 millions d’euros ". Soit, mais ce sont des sommes conséquentes...Alors, question : le " désenclavement " passe-t-il uniquement par le tout-route ? Non évidemment. A quand donc des transports en commun de personnes, générant des infrastructures permettant réellement de l’aménagement du territoire ? Non seulement pour répondre à une demande croissante des usagers, mais également pour tenir compte de la hausse coninue du prix du carburant ? Et le moins qu'on puisse dire c'est que "ça urge". (lire également dans Glob-Mayenne : "Freiner le tout-route")
/12 avril 2008 |

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Bonjour Monsieur le Maire !

Est-ce bien raisonnable ? Certains maires élus en Mayenne font dans " la durée " et débutent une nouvelle mandature alors qu’ils sont septuagénaires. Des mandats qui commencent à se compter sur les doigts des deux mains…
Cinq mandats voire six. Certains élus s’apprêtent à entamer un cinquième mandat…Quand d’autres comptabilisent plus de 40 ans d’exercice à la tête de la commune… En 1995, l’ âge moyen des maires en France était de 55 ans. Alors bien sûr avec le temps qui passe…
Plus de 40 ans aux manettes, voilà le moyen de mettre une certaine routine dans l’exercice, oublier ce qui touche l’innovation et sombrer dans le conservatisme disent ceux qui souhaitent limiter le nombre de mandat et l’âge du capitaine. Pour éviter de voir " des élus aux charbons " à plus de 80 ans et somme toute presque " carbonisés ".
Le maire de Parigné-sur-Braye, septuagnaire, a été réélu maire à une quasi unanimité. Six mandats d’affilé. Il entre dans le sixième. Et pour ce chef d’entreprise à la retraite, c’est reparti "comme en 14" . A cet âge pas besoin de " s’accrocher à son fauteuil ! "…
Même si la plupart disent que la fonction de maire n’est pas vraiment un " sacerdoce ", il n’empêche qu’ils doivent bien y trouver une certaine satisfaction pour ne pas être enclins à " lâcher le morceau ". Car gérer les affaires communales, à les entendre, provoqueraient plus d’inconvénients que de satisfactions. C’est que le maire est proche de ses concitoyens et ils lui rendent bien et pas forcément toujours agréablement. |
A Saint-Pierre-la Cour aussi le maire a été réélu. Là aussi, le voilà reparti pour 6 années de plus. Mais le premier magistrat de Saint-Pierre-la-Cour s’est adjoint une femme pour le seconder ; Une femme comme premier adjoint et une femme et en plus jeune. Elle est âgée seulement de 37 ans. Pourtant globalement la politique demeure un monde d’hommes. Là, comme ici ou ailleurs. D’ailleurs les dernières municipales de 1995, ont montré que seulement près de 8 % des maires étaient des femmes. Vous avez dit Egalité ?
A Saint-Denis-d’Anjou, là aussi le maire du village, de la petite cité, réélu s’apprête à remettre le couvert pour la cinquième fois consécutive. Le maire qui a toujours semble t-il donné dans les " assurances ", de part son métier, est Vice-Président du Conseil général et siège donc en tant qu’élu au département. Et c’est peut-être pour cela qu’il perdure disent les mauvaises langues…
A la lecture du dernier scrutin de 1995 , les agriculteurs qui représentent aujourd’hui moins de 2 % de la population active conservent des positions très fortes du fait même du nombre de communes rurales. Nationalement la profession conserve le seuil de 20 % des maires. Même s’ils apparaissent dans la case " retraités ".
A l’inverse dans les villes, les maires sont plutôt jeunes. Comme à Laval, Château-Gontier, Changé ou bien Saint-Berthevin. Pour ne citer que celles-ci… Et pour certains de ces élus , c’est déjà reparti pour un tour suplémentaire…
Allez roulez jeunesse ! ! !
/16 mars 2008 |
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La fin d'un système
La victoire au premier tour de Guillaume Garot à Laval marque ce début et commence une nouvelle façon de concevoir la politique. Sous le signe du respect.
Franche et entière…C’est une accession qui a le mérite d’être particulièrement exemplaire. D’abord parce qu’elle se fait par étape. Le siège de député et ensuite celui de Maire. Auparavant Guillaume Garot aura pu entré au département et se faire les dents dans l’opposition. Une toile savamment tissée avec patience et pugnacité et puis aussi du travail. Le plus de Guillaume Garot, c’est sa sincérité. L’électeur le perçoit bien. A son contact il sent qu’il s’agit encore de ce qu’il est convenu d’appeler de la " candeur matinée d’une pointe de fraîcheur naïve " comme disent certains de ses opposants .
Mais c’est peut être cela ce qui a fait la différence entre les 2 hommes politiques. Le tombeur de François D’Aubert, c’est à 41 ans, l’homme nouveau qui incarne la renaissance et l’espoir d’un avenir meilleur au pied du château. Cette fraîcheur, c’est tout le contraire de celui qui s’est fait siffler à la salle polyvalente le soir de la proclamation des résultats |
quand il égrenait son bilan. Mais attention l’usure du pouvoir et les compromissions aidant, la fraîcheur de l’homme accèdant aux manettes s’estompe au fil des années. Comme c’est le cas pour la plupart des hommes et des femmes qui veulent trop s’installer dans la durée sans penser à faire la part des choses entre pouvoir individuel et général. Conseiller général , député et le voilà maire à présent…
" cela fait beaucoup pour un seul homme " commente une lavalloise. Le quadra va devoir faire ses preuves à la tête de l’exécutif de Laval et ne pas décevoir. C’est d’ailleurs ce qu’il a lancé le dimanche soir dès la connaissance de sa victoire au premier tour à peine une heure après la fin du scrutin. Car l’attente est très forte. Et puis le pouvoir locale diffère diablement de celui exercé dans la capitale, noyé ou perdu parmi les représentants de la nation, dilué dans celui qu’exercent médiatiquement les députés " à bouteille " qui monopolisent les télés, et mettent de coté les " bleus de la République ".
Premier magistrat de la ville comme on disait, c’est se trouver en premier ligne, sous le regard des observateurs locaux cette fois, électeurs et décideurs qui ne pardonnent pas grand chose quant un faux pas est fait.
A moins d’être élu dans la continuité comme Michel Angot à Mayenne, et reprendre les dossiers et faire " perdurer un système " mais ce n’est pas le cas pour Guillaume Garot qui succède à François d’Aubert selon le système dit " des dépouilles à l’américaine " qui consiste à passer après une équipe politiquement différente. Ce qui complique bigrement les choses. n'est-ce pas?
/10 mars 2008 |
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A vot' bon coeur!
Les panneaux sont de 4 par 3, disséminés un peu partout, difficile d’y échapper. Des panneaux à la hauteur de l’ambition ?
L’Eglise fait la quête dans la rue, et utilise les mêmes artifices que ceux qui vantent les dessous de la lingerie féminine ou bien les vertus d’une mutuelle santé. Cette fois, l’Eglise catholique, car il s’agit bien d’elle, même si le mot catholique apparaît en tout petit en bas de l’affiche, l’Eglise part à nouveau en croisade. Elle passe le cap en débarquant dans la rue. Auparavant les campagnes pour réclamer, les souscriptions appelées " denier du culte " se faisaient dans les revues, en tout cas par voie de presse et pas de façon aussi " ostentatoire "…
Sur son site Internet, le diocèse de Laval cherche à convaincre " Vous pouvez[…] choisir le don en ligne, une formule simple, pratique, sécurisée et économique (pas de frais de timbre) " peut-on y lire.
Dans la rue, sur les panneaux 4 par 3, le message fait penser à une lettre anonyme. Le design global y est comparable. Une série de mots découpés dans des magazines et qui auraient été collés par une main géante et assemblés de guingois pour faire une phrase.
"Pour vous servir"
On remarque que ceux qui sont au yeux de l’Eglise les plus importants sont en majuscules comme " donner " et " argent ". En revanche " clic, église, besoin " et surtout " servir " sont en minuscules. Quand on regarde l’affiche, seuls " donner " et " argent " sautent aux yeux . Quant au mot " culte " en principe toujours accolé à " denier " il n’existe pas sur l’affiche et est remplacé par l’expression " denier de l’Eglise catholique 2008 ". Une formule peut-être estimée moins désuète et plus moderne.
Le Diocèse de Laval écrit sur Internet que donner à l’église, c’est pourvoir aux " besoins matériels de sa mission : annoncer la parole de Dieu nécessite des moyens humains et financiers.
L'Eglise, depuis plus de 100 ans, ne peut que compter sur la générosité des chrétiens. Le Denier de l'Eglise a pour but de couvrir les frais de traitement des prêtres et les salaires des laïcs en mission dans l'Eglise. " Voilà qui est dit… |
Remarquer en passant l’allusion à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, la couleuvre peut être toujours difficile à avaler et l’utilisation ambiguë des mots " laïcs en mission dans l’église ". S’agit-il de civils religieux qui sont amenés , de plus en plus, à remplacer les prêtres de moins en moins nombreux ?
Car c’est peut être ce que prétend aussi faire cette campagne. En dehors du fait de réclamer des espèces sonnantes et trébuchantes comme elle a toujours fait sans vergogne et de tout temps, l’Eglise cherche manifestement à se re positionner dans son époque avec les N.T.I.C., les nouvelles techniques de l’information et de la communication…Autrement dit l’ordinateur individuel, le Personnel Computer et sa souris, " dieu informatique " au service du don financier. Un repositionnement d’image. En fait, pour le diocèse de Laval : une pierre deux coups.
Il n’empêche, cette affiche ressemble à un écran de pompe à essence ou bien encore à un cadran de " bandit manchot "…Vous savez ces machines à sous qui se trouvent dans les établissements de jeux. Un cadran avec des nombres à 2 et 3 chiffres libellés en euros. On met beaucoup d’argent et on ne gagne que très rarement.
Signe religieux des temps, ou temps des signes religieux, ces affiches et cette campagne publicitaire dans un département comme la Mayenne, conservateur en diable, semblent en tout cas décomplexer l’Eglise. A moins que ce ne soit la conjoncture politique qui lui donne des ailes. Il est vrai qu’actuellement avec les récents discours de Rome et de Riyad sur la scène internationale contre le modèle laïc à la française, l’Eglise peut se permettre, au moins, de boire du petit lait.
Photo (c) /16 février 2008 |

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Seules et parmi d'autres...
Mourir dans l'isolement, et pourtant entouré, cela arrive encore au 21ème siècle et cela n'est pas admissible...
C’est une "histoire" récente. Celle d'une femme de 43 retrouvée un an après son décès. Morte dans son HLM. Dans le Pas de Calais…mais cela aurait très bien pu être ailleurs, ou bien là ou encore ici, partout en France . Et c’est en tout cas maintenant.
Banale tellement banale cette histoire qu’elle ne fait même plus la Une de l’actualité. Pensez-vous : une femme seule. Elle a été découverte par un huissier venu réclamer des loyers impayés. Son chien était également mort dans l’appartement. Selon les enquêteurs, le décès de cette femme alcoolique et qui vivait seule dans son appartement remonte à un an en arrière. Il serait dû à des causes naturelles. Son frère, avec qui elle était brouillée, vivait pourtant dans le même immeuble.
mortes dans l'indifférence
Terrible... cette "histoire" de solitude des temps modernes. A l’heure de la communication tous azimuts et dans cette France qu'on veut moderne et de plus en plus libérale…Dérangeant ce" fait divers ". Comme celui de cette femme, là aussi, beaucoup plus âgée que la première, et qui vivait seule en Mayenne. Elle a péri à l’âge de 76 ans dans l’incendie de son habitation. Un logement de 150 mètres carrés dans un corps de ferme. Dernièrement et bien avant l’incendie, les pompiers étaient déjà intervenus. En entrant dans son logement à l’époque, ils avaient senti une forte odeur de gaz. Ils avaient conduit la malheureuse à l’hôpital parce qu’elle se plaignait du dos.
Ces deux femmes sont mortes dans l’isolement. L’une dans un lieu de vie fortement urbanisé où le lien social peut se tisser. L’autre dans un endroit en campagne pourtant pas très loin de l’autoroute. Toutes 2 victimes d’une indifférence, conséquence sociétale d’un repli sur soi de plus en plus palpable.
Une justice loin du citoyen...
C'est fait, l'institution sous couvert de rationalisation vient de créer de l'éloignement entre elle et le justiciable...
Q uatre tribunaux de grande instance en Bretagne (Dinan, Guingamp et Morlaix et Saumur) 19 d'instance et 11 de commerce. Tout cela d’un coup. D’un coup, rayés de la carte. De la carte judiciaire par la Garde des Sceaux. La ministre est venue à Rennes présenter sa réforme pour les ressorts des cours d'appel de Rennes et Angers. Dans le lot, une confirmation pour la Mayenne : la suppression des tribunaux d’instance de Mayenne et de Château-Gontier.
Quelques 500 avocats, des magistrats et des élus ont bruyamment manifesté aux abords de la préfecture et de la cour d'appel à Rennes, l’ambiance était houleuse....Ils protestaient contre "le manque de concertation". Parallèlement à ces fermetures annoncées ou confirmées, cinq pôles de l'instruction seront créés à l'horizon 2008 dans le ressort de la cour d'appel de Rennes (Brest, Lorient, Saint-Brieuc, Nantes et Rennes) et deux dans celui d'Angers (Le Mans et Angers). Les juges d'instruction de Laval seraient regroupés ainsi dans l’un de ces pôles, Le Mans ou Angers. On pense plutôt que ce sera Le Mans.
"La carte judiciaire passée au Kärcher"
Certains députés UMP de la région, parfois présents dans la manifestation comme Yannick Favennec député du Nord Mayenne, ont dit craindre la mise en place d'une "justice à deux vitesses". "Je ne m'oppose pas à cette réforme sans doute nécessaire, a dit le député Favennec mais je déplore la logique comptable qui est celle de Mme Dati " A l'instar de son homologue UMP Marc Bernier, il a décidé de voter contre le prochain budget de la justice. "La ministre de la Justice a affirmé que les préfets avaient été chargés de rencontrer les élus pour les associer à la réforme. C’est totalement faux, a dit Marc Bernier, les élus mayennais n’ont jamais été consultés", a indiqué le député de la deuxième circonscription, celle de Château-Gontier.
Pour Jacques Auxiette le Président du conseil régional des Pays de la Loire , "Nicolas Sarkozy passe la carte judiciaire au Kärcher, en supprimant des dizaines de tribunaux au mépris des besoins des populations et des équilibres territoriaux"…Les parlementaires PS du Finistère ont déploré dans un communiqué "un terrible gâchis humain et financier".
Salaires de rien...
Alors que le traitement du chef de l’Etat a été porté dernièrement à 19 000 euros brut par mois contre jusque là 6000 euros nets le mettant à égalité avec celui de son premier ministre, il est intéressant de s’attarder sur l’état des salaires dans le département de la Mayenne…
Avec une place de traînard pour le département…La Mayenne se place au 75 ème rang pour les salaires…C’est une enquête de l’Insee datant de 2003 qui l’affirme. Elle se base sur des déclarations annuelles de données sociales couvrant l’ensemble des salariés à l’exception des agents des organismes de l’Etat ou des collectivités territoriales, qu’ils soient titulaires ou non, des apprentis, des stagiaires et des titulaires d’emplois aidés ainsi que des dirigeants d’établissement.
Bref, il en ressort qu’en moyenne, un salarié mayennais à temps complet a perçu en 2003 un salaire brut horaire de 12,84 euros soit 0,57 euros de moins que les salariés ligériens et 2,32 euros de moins que les salariés français.
Dans le même temps un cadre mayennais a perçu cette année là, un salaire 2,9 fois plus élevé qu’un ouvrier non qualifié. Et pourtant toujours selon l’Institut National de la Statistique et des Sciences Economiques, les cadres constituent la catégorie socioprofessionnelle la moins bien rémunérée en Mayenne par rapport à la région Pays de la Loire. Leur rémunération annuelle a été en moyenne inférieure de 1,4 % à celle de l’ensemble des cadres ligériens.
Cela en dit long sur la condition salariale du Mayennais qui est donc très peu payé par rapport à son homologue hexagonal. Enfin dernière indication, et toujours en terme de disparité, le salaire féminin en 2003 en Mayenne a été inférieur de 23 % au salaire masculin…

Chères dioxines
Faut-il aller vers un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs de déchets? Des médecins réunis dans un groupe d’expertises tirent la sonnette d’alarme…
Cinq cent médecins dans le Puy-de-Dôme, trois cent dans les Bouches-du-Rhône…Le corps médical se mobilise contre l’incinération rapporte le magazine "Impact Médecine" . Début octobre 2500 personnes selon la police ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand contre un méga projet d’incinérateur. Le Gesdi, le Groupe des experts scientifiques sur les dangers de l’incinération a rédigé un rapport qu’il a remis récemment aux ministres de l’Ecologie et de l’Intérieur. Objectif : alerter sur les dangers de cette pratique d’élimination des déchets. Les scientifiques expliquent que " ni les filtres utilisés ni les prétendues mises aux normes peuvent protéger contre l’imprégnation de l’environnement par ces substances "…
Sur le site de la DRIRE, justement on peut lire que la "valorisation énergétique des déchets contribue doublement à l'économie des ressourses énergétiques et à la réduction de l'émission des gaz à effet de serre. Mais elle doit en revanche être menée conformément à une réglementation bien précise, notamment en vue de prévenir les effets potentiels sur la santé." Dans les Pays de la Loire, les émissions en dioxine ont diminué de 95% entre 1998 et 2002 précise la DRIRE.
En Mayenne, un incinérateur est situé à Pontmain. Il est présenté par Novergie Suez le groupe qui l’exploite comme une " unité de valorisation énergétique de 54 000 tonnes/an d’élimination " des déchets. L’usine dégage " 77 000 Mégawatt heure thermique par an, soit l’ équivalent de 4 800 foyers chauffés ". L’incinérateur dispose selon Novergie Suez qui l’annonce sur son site Internet d’un " certificat ISO 14001 "
Des déchets autres que mayennais
Le groupe poursuit et explique qu'"en 2003, Novergie Centre Ouest, division de Novergie Suez, est devenu actionnaire majoritaire en rachetant 80 % des parts de SMECO, société délégataire de l'usine d'incinération de Pontmain. Après avoir mis en place un traitement des fumées en 2001 sur la première ligne de traitement, des travaux d'extension sont effectués en 2003 pour mettre en service une deuxième ligne. Propriété du conseil général de la Mayenne, l'unité est désormais dimensionnée pour traiter les déchets de la Mayenne, mais aussi du Nord-Est de l'Ile-et-Vilaine et du Sud de la Manche et de l'Orne soit 160 000 habitants", d'où les 54 000 tonnes de déchets par an. "L'usine produit de la vapeur saturée sous 20-bars" de pression ajoute Novergie Suez, "qu'elle fournit ensuite à son client, la laiterie SOFIVO".
L’exploitant d’un incinérateur a l’obligation d’un contrôle annuel des dioxines -tristement célèbres depuis l'accident de Seveso en Italie en juillet 1976- et doit mettre en œuvre un programme de surveillance de l’impact sur l’environnement. Sans préjuger, voici les valeurs limites d’émission dans l’atmosphère d’un incinérateur, selon les normes 2005.
Dioxines : 0,1 ng /Nm3 Oxydes d’azotes : 200 mg/Nm3 Métaux lourds Cadmium + Thallium : 0,05 mg/Nm3 Mercure : 0,05mg/Nm3 Total autres métaux lourds : 0,5mg/Nm3
(1 nanogramme (ng) équivaut à 1 milliardième de gramme.)
En 2005, le conseil général de la Mayenne a proposé au public de visiter les installations de ce qu'il appelle le Centre de Valorisation Energétique des Déchets (CVED) de Pontmain. Présenté par le conseil général comme " une industrie moderne, pleinement respectueuse de l’environnement". Dans le communiqué de presse qui accompagnait la visite on pouvait lire : "De la fosse de réception des déchets à leur élimination effective par la combustion, en passant par les zones de valorisation (transformation de l’énergie en chaleur) et celles de traitement des effluents, la visite du CVED de Pontmain permettra à chacun de comprendre la technicité d’une telle industrie. Elle sera également l’occasion de mesurer le très haut niveau de technologie et de sécurité que ce site doit respecter pour mener une activité pleinement respectueuse de l’environnement". Pleinement?...
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Un peu de graine de folie
Des communes mayennaises avaient choisi en conseil municipal de se prononcer contre la culture OGM sur leur territoire. C'est illégal avait décidé le contrôle de légalité annulant la délibération...A quand un référendum dans le département sur les OGM ?
Dans le Gers, Philippe Martin, lui , le Président du conseil général a décidé qu’il serait bon d’en organiser un…Cet ancien préfet devenu député ferraille depuis 2 ans pour obtenir l’autorisation d’organiser cette consultation dans son département. Une votation comme disent les Suisses sur la culture des OGM en plein champ. Cela fait deux ans explique-t-il que " je me bats pour répondre à une demande de 16 000 citoyens dans le Gers " qui souhaitent qu’on organise une consultation de la population sur la question.
Philippe Martin a proposé la mise sur pied du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ. Une initiative qui avait été soutenue par voie de pétition. Plus de 10% du corps électoral dans le département rural du Gers l’avait souhaité. Légalement possible comme le prévoit la loi du 13 Août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales…Seulement voilà ça bloque.
Ce projet a été déféré devant la justice administrative par le Préfet du Gers. Et selon toute vraisemblance le jugement en appel confirmera l'impossibilité pour le conseil général de consulter les gersois sur la question des essais OGM. Pourquoi ? Sans doute par peur que l’initiative, si elle était autorisée, ne fasse tâche d’huile et que tous les départements de France et de Navarre se mettent dans la tête d’organiser un référendum…
Le principe de précaution donne du poids à la démarche
En France cet été, le gouvernement a annoncé le semis de près de 20 000 ha de maïs OGM. 40 ha d’OGM dans le Pays de la Loire, sur 7 cantons répartis sur 3 départements. En Mayenne, le canton de Craon est répertorié dans cette étude sans que soit précisé le territoire parcellaire mis en culture selon la Confédération Paysanne puisque aucune obligation réglementaire n’impose aux " transgéniculteurs " d’informer ses voisins agriculteurs ou apiculteurs ajoute-t-elle.
Le principe de précaution inscrit dans la constitution donne du poids à la démarche de ceux qui ne souhaitent pas succomber aux sirènes des firmes internationales qui poussent au grain… Et par la même, il serait nécessaire de répondre favorablement à la demande légitime de consultation de la population intéressée au premier chef…Mais de l’autre, loin d’être flexible comme le roseau, nos décideurs échaudés par celui sur le traité constitutionnel ne sont pas prêts d’admettre que le référendum a du bon.
Un peu de " graine de folie " s’il vous plait serait-on tenter de dire, pour éviter demain d’avoir à gérer ce que certains appelle déjà " la folie dans la graine ".

(C) Le Glob-Journal
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